APRIL : municpales et cantonales en mars

Dans le cadre des élections locales de 2008 l’APRIL poursuivra sa sensibilisation au logiciel libre des responsables politiques par l’initiative « Candidats.fr municipales et cantonales 2008 ».
http://candidats.fr/index.php/2007/11/29/86-candidatsfr-municipales-et-cantonales-2008

Linux Quimper, comme me l’a fait remarquer Piero, n’est pas une association mais un forum donc peut avoir des difficultés pour intervenir auprès des candidats. Autant pour les députés je comprenais que leur sollicitation pour qu’ils prennent en compte les Logiciels Libres n’était pas facile mais pour les municipales je trouve que Quimper Linux devrait démarcher les différentes listes pour promouvoir les Logiciels Libres en général et Linux en particulier et aussi, par la même occasion, demander des moyens pour fonctionner comme l’accès à une salle pour les réunions et pourquoi pas un serveur mais là n’est pas le plus important (Le Bastrigue est un lieu sympa surtout depuis qu’on ne fume plus mais la musique reste forte pour mes vieilles oreilles. Je ne parlerai de l’alcoolisation des linuxiens :wink:
Le plus important est que la liste qui sera élue pourra mettre en œuvre immédiatement un programme d’implantation de Logiciels Libres dans les services de la ville . Je ne sais pas exactement combien il y a d’ordi mais c’est certainement plus de 1 000. Ça, c’est du concret !
Pour moi comme je serai sur une liste, je ne peux pas faire cette démarche. Alors merci aux jeunes et moins jeunes pingouins de lâcher leur clavier et de rencontrer des vrais gens qui risquent sinon de continuer à enrichir Microsoft avec nos impôts si nous restons les bras croisés à tapoter nos claviers :slight_smile: sachant que nous sommes les meilleurs et que le reste du monde est composé d’ignorants trop c… pour connaitre les joies de linux :slight_smile:

Puisque personne ne m’aime et que personne ne me répond, je le fais moi-même. René t’as des idées géniales. Bon me voila requinqué mais je n’ai pas répondu pour autant à ma question à savoir solliciter les candidat(e)s aux élections municipales et cantonales. A moins que je le fasses sous un speudo comme le manchot masqué par exemple. Qu’en pensez-vous ?

Euh le coup de demander des subventions pour avoir des salles gratos, je pense que c’est de l’humour :wink: . Dans le cas contraire, franchement pourquoi toujours des sous et encore des sous ? On a justement une occupation qui ne coûte pas grand chose (à part quelques bières et de l’électricité), qu’on reste comme ça c’est très bien. Ne rien devoir à personne, c’est encore la meilleure façon de rester libres.

Pour ce qui est de l’implantation de Linux dans les services municipaux. Du prosélytisme donc, en quelque sorte. L’idée est bonne, tant que le projet est sincère, issu d’une réflexion, et pas d’un effet de mode. Personnellement, je ne compte absolument pas les succès du LL au nombre de postes sous Linux ou d’Openoffice installés en France. Concernant l’arrivée de Linux dans les services publics, c’est bien tant que l’action est contrôlée, prévue dans un budget (oui ça coûte des sous !), et destinée à améliorer lesdits services. Mais si c’est juste pour qu’un élu qui n’y connaît rien dise fièrement “ah oui j’oubliais, on a aussi du minux dans notre mairie”, je ne pense pas que le bilan net soit positif.

Dans ce domaine (si l’on estime important que le logiciel libre gagne chaque ordinateur sur Terre), je privilégierais l’argumentation objective, c’est-à-dire sans mettre de côté les inconvénients, non seulement de certains logiciels libres (nobody is perfect), mais également d’une migration éventuelle. Je me permets de dire ça parce qu’on voit des bonnes volontés qui installent du libre (comprendre “Openoffice.org sous Windows”), et qui ensuite ne s’en servent quasiment pas (pas de formation, pas le courage de s’y mettre, etc.)

A mon avis, les équipements informatiques de nos élus et services devraient être avant tout efficaces (outils puissants + mise en oeuvre finement étudiée). Le fait est qu’en bien des domaines le LL fournit des outils puissants, voire incontournables. Mais ce n’est pas systématique, et il faudrait éviter de se cantonner au LL juste parce qu’il est libre. En outre (et c’est un point crucial à mon avis), il faut un travail assez énorme et constant pour faire migrer le personnel d’un logiciel à un autre. C’est dû en grande partie au fait qu’on n’explique à personne comment marche Windows ou Office, mais ce n’est pas une raison pour laisser ça de côté. Ça n’aurait qu’un résultat : dégoûter les utilisateurs du LL, pour une mauvaise raison qui plus est !

Donc bon, c’est toujours bien quand on met du Linux quelque part, mais en faire une fin en soi serait un très mauvais calcul.

Il n’en reste pas moins que le LL garde l’avantage de la transparence au niveau du code, et de la liberté d’utilisation et de propagation. Ce sont des éléments importants, qui collent bien avec les aspirations des services publics. Mais si ce n’est pas compris par les usagers (et c’est pas forcément facile à comprendre), alors ça ne sert pas à grand chose d’avoir du libre ou du pas libre.

Au cas où ce ne serait pas clair, ce que j’écris là est mon avis personnel et sincère sur tout ça, je ne cherche à convaincre personne, on me pose une question je réponds.

Pour finir, je suis personnellement bien plus enclin à mettre en avant le côté “social” du logiciel libre. Pas dans son implantation dans les services publics, mais dans son utilisation quotidienne par les gens. On le voit bien, nos linux parties attirent du monde, ça échange, ça communique, ça s’enrichit, ça génère des collaborations, etc. On s’affranchit de plein de choses pour s’aider les uns les autres. Et pour pas un rond en plus, ce qui ne peut qu’interpeller les élus (enfin ça dépend, certains voient le gratuit comme suspect !)

Voilà :wink:

Si j’ai bien compris et si je raccourcis à l’extrême. Tu es pour faire du linux entre ami(e)s et la diffusion à une large échelle des LL en général et linux en particulier n’est pas ta préoccupation vitale. Je caricature peut-être ?

Tout à fait d’accord avec toi Irimi!

Linux est avant une une philosophie basé sur l’échange et le partage bien en deca des préoccupations financière…

René, tu n’as qu’à passer un de ces quatres à une de nos installs party ou un last lundi au bastringue pour constater que l’on est avant tout une bande de potes (enfin nouveaux potes) et que notre préoccupation première est tout d’abord l’état d’esprit, la symbiose entre nous tous, en gros on fait ça pour se marrer et passer de bon moments entre amis et bien sur nouveau venus!!!

Maintenant, il est vrai que le LL, on y croit beaucoup, qu’il y a bien sur une vision politique dans tout cela, enfin je dirai plutôt un “art de vivre” qui est très loin des préoccupations du style “20 000 postes sous linux dans tel ou tel service public”. C’est sur, une info comme celle là nous fait plaisir mais chacun a un rôle bien particulier à jouer.

Staif

Je connais les installs party et les last lundi au bastringue. Donc pour l’instant il faudra attendre que les amitiés naissantes se brisent sur la dure réalité du temps qui passe pour espérer que Linux et les Logiciels Libres deviennent un sujet politique parmi les linuxiennes et linuxiens de Quimper
Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.
Rien ne sert de courir, il faut partir à point
Les dents ont beau rire, le coeur sait la blessure qu’il porte.

Arrête René, je vais pleurer :rolleyes: …

Arrête René, je vais pleurer :rolleyes: ...
Ouais ! je suis en bonne voie [img]http://rene.bantegnie.free.fr/smiley/vampire.gif[/img]

Je suis d’accord avec vous deux irimi et René.
Oui, il faut pousser le LL.
Oui, ce n’est pas toujours la solution.

Mais il ne faut pas oublier que avec les élus la migration vers le LL des services publiques n’est pas l’enjeu.
Il est là beaucoup plus large. Par exemple sur l’enjeu de la detaxe, auquel je suis attaché très concrètement.
Mais cela va plus loin, cela va de la vulgarisation de l’informatique et d’internet, aux élections électronique, aux finances publiques, à l’aspect économique…
Par exemple, il ne faut pas oublier de rappeler que le logiciel libre à beaucoup plus de potentiel en matière de création d’emploi local que les logiciels propriétaire. Il n’y a qu’à regarder le nombre de société en Bretagne qui propulse leurs serveurs avec LAMP et qui verrait les choses autrement si le LL n’était pas là.
Tout cela est relié. Cela fait partie d’un tout. Il y a la culture libre, l’économie du savoir, le principe de concurrence (vis à vis de certains produit en situation de monopole), l’indépendance technologique, les communautés diverses et variées qui montent et qui s’expriment…
Et seuls les politiques peuvent influer sur tous ces points à la fois. Et parce qu’ils ont des responsabilités vis à vis de leur citoyen, ils doivent connaitre l’enjeu. Je pense que c’est un nouvel enjeu de société, tout comme le sont l’environnement et la place des personnes handicapés.
Peut être pas aussi important mais qui influe tout de même sur l’ensemble de la société.

Je peux citer un ancien premier ministre

(1999) Aujourd'hui, la France entre de plain-pied dans la société de l'information...
C'est tout ça l'enjeu, maintenant il faut que cette société soit juste et citoyenne et le LL ce n'est ni plus ni moins que les deux à la fois.

C’est pour ça que l’on doit être derrière l’april pour l’initiative candidats.fr .

En tout cas c’est mon opinion/théorie personnelle.

J’ai vraiment envie d’en toucher un mot avec les candidats de ma commune.

Enfin ! Merci Meven.
C’est quoi la détaxe ?
Sinon faut pas non plus se faire trop d’illusions, les politiques n’ont pas toutes les capacités que tu sembles leur accorder mais je te suis, il faut appuyer et populariser l’initiative d’April. Tu nous tiens au courant des résultats de tes démarches

http://www.detaxe.org

http://linuxfr.org/2008/01/20/23585.html
Un collectif d’associations parisiennes (Altern, Bellinux, Copyleft attitude et FDN), œuvrant dans le domaine du libre et du numérique, a adressé aux candidats à l’élection municipale un questionnaire permettant de mieux cerner leur politique en matière de logiciels et de numérique en général.

Le collectif invite également les candidats à venir débattre publiquement du sujet. Ces débats publics se tiendront au ministère de la crise du logement (24 rue de la banque, 75002 Paris, métro Bourse), ils sont ouverts à tous, sans inscription préalable.

Le premier débat aura lieu lundi 21 janvier, à 19h. Venez nombreux pour soutenir l’initiative!

* [fr] Les réponses des candidats [url]http://www.fdn.fr/Paris-Municipales-2008-quelle.html[/url]
* [fr] Le site de Bellinux  [url]http://www.bellinux.org/[/url]
* [fr] Le site de Copyleft Attitude [url]http://artlibre.org/[/url]
* [fr] Le questionnaire [url]http://www.fdn.fr/IMG/pdf/paris-numerique.pdf[/url]
Quel programme pour Paris en matière numérique ? Paris est le siège d'un grand nombre d'associations et de collectifs qui agissent autour des problématiques numériques. Nous avons des interrogations sur ce que les candidats aux municipales ont prévu (ou pas ?) sur le sujet dans leur programme. Ces questions sont destinées à essayer d'établir un point de comparaison entre les différentes listes.

Les pouvoirs publics, au niveau (inter)national comme local, prennent de plus en plus souvent position, pour leur équipement propre (bureautique, serveurs divers, formats des fichiers échangés, etc) pour des solutions alternatives, souvent basées sur des formats ouverts pour permettre une meilleure interopérabilité.

  1. Quelle position avez-vous sur le sujet ?
  2. Quelles dispositions de votre programme municipal adressent ce sujet ?

Certaines collectivités publiques ont prévues une exigence systématique sur l’interopérabilité et sur les formats ouverts dans leurs appels d’offre et dans la passation des marchés publics.
3. Quelles sont les propositions dans ce domaine de votre liste ?
4. D’autres dispositions peuvent concerner les acteurs locaux (leur réserver tout ou partie de ces marchés, par exemple), quelle est votre position sur ce thème ?

Le secteur informatique représente une part importante de l’économie parisienne, et dans ce secteur les entreprises du logiciel libre jouent un rôle particulier (emploi véritablement local, et pas simple revente de solutions importées, par exemple).
5. Quelles dispositions de votre programme permettent d’accompagner le développement de ce secteur de l’économie parisienne ?

Le secteur du logiciel libre est identifié comme un secteur clef de l’économie. À tel point qu’un pôle de compétitivité sur le sujet existe en Île-de-France. Ce secteur est, en grande partie, animé par des associations. Nombre d’entre elles ont leur siège à Paris, et mènent tout ou partie de leur activité à Paris. On trouve aussi des associations, à Paris, dans tous les domaines du numérique.
6. Quelle place avez-vous prévu pour aider ces associations dans la politique municipale ?
7. Quelle implication avez-vous prévue des experts issus de ce monde associatif dans les choix de politique municipale ?

Le tournant du numérique est probablement le changement de culture et de société le plus important depuis la révolution industrielle. Ce tournant à des impacts mineurs, comme le passage à l’appareil photo numérique, et d’autres impacts beaucoup plus complexes, comme le changement du rapport à la connaissance, ou des changements très profonds dans notre société (cf. « Confessions d’un voleur », Laurent Chemla, Ed. Denoël, disponible en ligne http://www.confessions-voleur.net). Ces changements demandent un accompagnement, bien entendu national, mais aussi, de manière très importante, municipal.
8. Quelles dispositions proposez-vous pour permettre la formation des enfants, non à un outil, mais bien à des concepts ?
9. En matière éducative, quelles sont les dispositions de votre programme permettant d’accompagner le tournant numérique ?
10. Quels plans d’équipement avez-vous prévu, et suivant quelles orientations ?
11. Quelles solidarités avez-vous prévu pour permettre à l’ensemble des enfants scolarisés d’avoir le même niveau d’équipement ?
12. Comment vos propositions s’articulent-elles avec les politiques (ou l’absence de politique) départementales, régionales et nationales ?

Le tournant numérique ne concerne pas que nos enfants: il est rapide, et s’imposera aussi aux adultes, sortis du circuit scolaire.
13. Quelles sont vos propositions pour permettre l’éducation populaire dans ce domaine ?
14. Quel accompagnement proposez-vous pour les analphabètes de l’ère numérique ?
15. Que proposez-vous pour que la fracture sociale ne s’accompagne pas d’une fracture numérique entre parisiens ?

L’arrivée de la fibre optique à Paris est un enjeu important. Bien entendu un enjeu industriel, mais pas seulement. En particulier, la fibre optique est une opportunité de faire revenir une notion de service public dans l’accès au réseau et aux contenus numériques. Cette arrivée de la fibre optique peut être l’occasion d’asseoir les oligopoles actuels, ou de permettre une dynamique locale et sociale.
16. Quelle est la position de votre liste sur le développement actuel de la fibre optique à Paris ?
17. Quelles sont vos propositions pour permettre que des opérateurs locaux, rendant un service de proximité aux particuliers et aux entreprises, émergent à Paris ?
18. Quelle utilisation proposez-vous des compétences en matière de communications électroniques ouvertes par l’article L1425-1 du code des collectivités territoriales ?
19. Quelle articulation avez-vous prévue entre les initiatives privées et les volontés publiques en matière de développement de la fibre optique ?

L’une des conséquences de ce tournant numérique et du succès du modèle économique du libre, est l’utilisation de ce modèle dans des secteurs nouveaux. Par exemple, dans le monde de la création, le modèle de l’art libre se développe rapidement. Il offre une approche nouvelle de la diffusion de la culture, en permettant de s’affranchir d’une partie de la contrainte économique.
20. Votre programme prend-il en compte ce mouvement ?
21. Quelles dispositions, en matière de politique culturelle, votre programme propose-t-il qui permettent d’inclure l’art libre ?
22. Quels espaces de diffusion proposez-vous pour ces nouvelles formes de création ?
23. Les licences de l’art libre permettent de garantir une meilleure pérennité des créations, par exemple en s’affranchissant de l’extinction d’une activité économique, quel recours prévoyez-vous à ces licences pour garantir que les créations sponsorisées par la municipalité seront pérennes ?
24. Quel référencement proposez-vous des S uvres et des artistes issus du monde du libre ?

Tous ces problèmes, soulevés par le tournant numérique, sont complexes et transverses. Ils touchent à de très nombreux domaines de l’action municipale (éducation, économie, déploiement des réseaux, politique culturelle, etc).
25. Y a t-il, sur vos listes, quelqu’un désigné pour traiter de ces sujets ?
26. Quel mode d’action et d’organisation proposez-vous pour permettre une politique dynamique et véritablement transverse sur le sujet ?