Des virus pré-installés sur les ordinateurs

France Info
Dimanche 16 Septembre 2012

On parle moins qu'avant des virus informatiques mais pourtant ils sont toujours là et continuent de représenter un danger pour les utilisateurs.

Aujourd’hui, les virus informatiques font de moins en moins peur. D’abord, parce que les logiciels antivirus font plutôt bien leur travail et aussi parce que les utilisateurs sont de plus en plus sensibilisés à la sécurité. Pourtant, les virus sont toujours là. Ils sont simplement plus discrets. Finis, le gros méchant code malicieux qui paralysait des milliers d’ordinateurs juste pour flatter l’égo narcissique de son créateur. Aujourd’hui, un bon virus est un virus invisible. C’est un code informatique qui ne se montre pas mais qui peut, par exemple, utiliser votre ordinateur dans le cadre d’une attaque massive par déni de service ou simplement dérober sur votre disque dur quelque secret bancaire. N’oublions pas non plus les virus « stratégiques » qui constituent les nouveaux maillons d’une cyberguerre invisible mettant en cause les états et les grandes entreprises.
Virus à la sortie de l’usine
Microsoft vient de découvrir des ordinateurs infectés par un virus dès leur sortie de l’usine. Fabriqués en Chine, ils contenaient un programme du nom de « Nitol » servant à ouvrir une porte dérobée dans le système, une backdoor. Sur 20 PC achetés et contrôlés par la firme américaine, 4 étaient infectés avant même leur mise sur le marché. Les criminels auraient profité d’une faille dans les chaînes d’approvisionnement du fabricant. Le virus Nitol serait capable de subtiliser des informations personnelles comme des données bancaires. Microsoft parle aussi de la possibilité d’allumer à distance la webcam des machines infectées pour voir et entendre ce qui se dit dans la pièce. L’éditeur américain a obtenu l’autorisation judiciaire de contre-attaquer en piratant à son tour le serveur à l’origine de cette contamination pour en prendre le contrôle et mettre fin à ses agissements.
Une menace constante
Cette nouvelle affaire prouve que les virus informatiques et, plus largement, ce que l’on appelle les codes malveillants, ne sont pas encore totalement de l’histoire ancienne même si les attaques virales spectaculaires ne font plus la une. Aujourd’hui, les spécialistes en sécurité agitent même d’autres épouvantails : on parle de virus sur les smartphones, les tablettes et les télés connectées. Un risque pour l’instant plus théorique que réel mais qui rappelle que la malveillance technologique sera toujours une épée de Damoclès pour l’informatique.

L'éditeur américain a obtenu l'autorisation judiciaire de contre-attaquer en piratant à son tour le serveur à l'origine de cette contamination pour en prendre le contrôle et mettre fin à ses agissements.

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