Eric Besson, la neutralité du Net et les autoroutes de l'information

Voilà un article à propos de la neutralité du net, vu par Eric Besson : http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/02/08/eric-besson-la-neutralite-du-net-et-les-autoroutes-de-l-information_1476719_651865.html#xtor=RSS-3208

Ce passage est révélateur :

Eric Besson prend clairement position pour une régulation partielle sur des critères techniques : tout en souhaitant protéger "le droit à l'information et à la communication" et "la liberté de création et d'innovation", le ministre estime que les opérateurs doivent pouvoir disposer des capacités de "garantir une qualité de service minimale pour des services prioritaires", dont la téléphonie et la télévision sur IP.
Pour la télé, c'est certainement une blague. Quelle est la légitimité de la télévision à informer par rapport au web, voir au mail ? C'est peut être rassurant de favoriser des médias plus facilement contrôlables, je ne sais pas.

Concernant la téléphonie, on peut au moins comprendre ses motivations pour les appels d’urgence. Mais très franchement, ça s’arrête là ! Si vraiment il faut garantir une qualité de service là dessus, autant utiliser une bonne vieille ligne analogique à part. Je sais, la moitié des gens n’en déjà ont plus. C’est donc entre autre pour eux qu’il faudrait filtrer le net en fait…

IL faudrait peut être déjà repenser nos usages et les services sur internet, juste histoire que ces fameuses autoroutes de l’information ne soient pas en fait des voies presque à sens unique.

Les tenants du filtrage m’agacent, désolé.

autoroutes de l'information ne soient pas en fait des voies presque à sens unique.
Sens unique "vendeur -> client" Bien sur pas n'importe quel vendeur, du gros, du lourd, pas de l'amateur installé dans sa cave (le garage est une marque déposé Apple)
Voilà un article à propos de la neutralité du net, vu par Eric Besson :
Eric Besson prend clairement position pour une régulation partielle sur des critères techniques : tout en souhaitant protéger "le droit à l'information et à la communication" et "la liberté de création et d'innovation", le ministre estime que les opérateurs doivent pouvoir disposer des capacités de "garantir une qualité de service minimale pour des services prioritaires", dont la téléphonie et [b]la télévision[/b] sur IP.
Pour la télé, c'est certainement une blague. Quelle est la légitimité de la télévision [..]
Entre faible et nulle. Du coup j'ai choisi de ne plus la regarder du tout, mais ça n'engage que moi.:P
Les tenants du filtrage m'agacent.
Surtout lorsqu'ils allèguent des soit-disant raisons morales.:/
Bien sur pas n'importe quel vendeur, du gros, du lourd, pas de l'amateur installé dans sa cave ([b]le garage[/b] est une marque déposé Apple)
[b]Le grenier[/b] c'est meilleur, il y a plus d'ondes électromagnétiques et plus puissantes qu'au fond de la cave.:)

Je tombe sur une critique de Monsieur Besson, soyons poli envers un ministre. Voir pourquoi dans le texte :
« Soyons bien clair : il est absolument certain que notre brave ministre, chargé de ce qui reste de l’industrie, du démantèlement de l’énergie et de l’économie de l’interweb et du miniternet, n’est pas directement auteur de l’affligeant discours qu’il a lu devant des parlementaires. »

Je retiens ces deux passages :
« Force est de constater que tous les défis passés et présents d’Internet, depuis son explosion en débit, en volume, en nombre d’abonnés, et maintenant, en nombre de régimes dictatoriaux mis à bas, tous ces défis furent relevés sans l’intervention pusillanime et déplacée des parasites de la communication et de l’information que sont les politiques. »
(le gras est celui de l’article cité).

"Enfin, les espèces de bricolages taxatoires qu’on devine sur la fin du discours (avec les lippes déjà luisantes d’une bave concupiscente à l’idée de croquer dans la partie charnue du bénéfice de Google, par exemple) sont justifiés par une espèce de socialisme numérique de pacotille : «rindez-vous compte, m’ame Michu, certaines entreprises ont un tel succès qu’ils engrangent des bénéfices, mais hors de France, les saloupiauds ! »

C’est au-delà de l’ironie ; cela s’appelle du persiflage.