la fin des LUGS ?

article intéressant ici : http://www.linux-nantes.org/Vers-la-fin-des-LUGs.html

Intéressant en effet. Toutefois, je n’ai pas l’impression qu’il s’applique à Linux Quimper.

Première difficulté, les distributions étant de plus en plus accessibles et l’Internet de plus en plus développé, il y a moins de besoin d’assistance. Pourquoi aller voir un LUG quand on peut avoir accès à l’information quand on est chez soi, ou quand on pense pouvoir installer soi-même (et avec raison dans beaucoup de cas) une distribution sans difficultés majeures, sur un matériel de moins en moins exotique ?
Pour avoir un contact humain ? C'est ce qui fait venir la plupart des gens qui participent à nos install parties et last-lundis, avec la curiosité et une certaine envie de café chaud et/ou de geek food entre passionnés :-)
Seconde difficulté, le développement des SSLL, grâce à l’existence de besoins parfois complexes mais aussi très basiques. Pourquoi une PME doit aller voir une association alors qu’elle peut rencontrer une entreprise dont c’est son métier, et contre qui elle peut aussi se retourner en cas de problème ?
Et pourquoi irait-elle payer les services d'une SSLL alors que l'info se trouve(rait, selon patlenain) sur Internet ? alors que les distros sont de moins en moins difficiles à installer ? C'est un peu fourbe, mais je ne fais que citer l'auteur du texte.
Troisième difficulté, le développement des associations à portée nationale, comme l’APRIL, qui a pour effet d’écraser par leur notoriété les petits LUGs locaux sans que ce soit une volonté de leur part. Et pourtant les deux peuvent et même doivent co-exister, sans que les LUGs n’évoluent vers une forme de succursale de ces associations nationales.
Je ne vois pas en quoi l'APRIL nous écrase. Elle agit en parallèle, avec de plus gros moyens de diffusion, certes, mais il est plus facile de se rendre à une conf ou une install après avoir vu un sympathique petit Qux affiché dans la rue :p que de... que de quoi ? D'un point de vu humain, l'APRIL n'apporte pas ce que peut apporter un GUL.
Quatrième difficulté, pour moi la plus importante, une certaine disparation du noyau dur. Au départ, pour beaucoup, c’était des étudiants, passionnés, qui pouvaient être disponibles de manière importante. Une grande partie est désormais sur le marché du travail et est moins disponible, une autre travaille dans ces SSLL (ou du moins avec des logiciels libres) avec une envie moins importante de faire du travail en dehors des heures de travail. Une dernière partie a fondé une famille, avec une disponibilité forcément plus faible. Bien évidemment tous ces éléments peuvent se recouper.
Là, c'est tout-à-fait relatif à Linux Quimper, mais je n'ai pas l'impression que ce soit le cas. À voir, en tant qu' "étudiant", je fais comme je peux et je n'ai jamais raté un seul évènement organisé par LQ (juste une conf, je crois). On fait comme on peut et surtout, comme on veut, et c'est l'essentiel !
Dernière difficulté, et non des moindres, une certaine individualisation de la société, les nouveaux arrivants potentiels dans les LUGs ne le font pas, préférant peut-être rester entre jeunes, ne pas s’engager pour aider les autres, trouvant dans l’Internet les solutions à leurs problèmes.
La preuve que non :D Plus sérieusement, c'est certain, la société s'individualise mais fautpasdéconner, ça fait déjà un bon moment et pourtant les centaines de GULs français ne s'en plaignent pas. Communistes !

merci yledoare et AddiKT1ve, je vais jeter un coup d’oeil aussi

  • 1 pour tes commentaires Add’ (décidément !)