Le brevet idiot du mois pour Microsoft

Le brevet idiot du mois : Microsoft et l’élévation de droits

http://www.lesnumeriques.com/news_id-11712.html

« Nouvelle affaire de brevet amusant : Microsoft vient de se voir accorder un brevet d’invention demandé en 2005, pour un concept qui n’est qu’une implémentation de la logique de « su », né dans les années 70 dans le monde Unix.

La bonne nouvelle, c’est qu’on ne peut pas reprocher à l’USPTO (bureau des brevets et marques commerciales des États-Unis) de faire preuve de favoritisme : si Microsoft s’est vu accorder des brevets sur des idées pas franchement révolutionnaires (génération d’un nom de fichier court à côté des noms de fichiers longs dans Windows 95), il a eu son lot de revers (interdiction de Word cet été ou poursuites pour les aperçus de fichiers)…

Donc, cette fois-ci, c’est Microsoft qui gagne : la firme de Redmond vient de se voir reconnaître un brevet demandé en 2005 concernant un système « permettant à un utilisateur d’élever ses droits ».

Élévation des droits

C’est un concept vieux comme l’informatique multi-utilisateurs. Certains utilisateurs (les « administrateurs ») ont le droit de faire des choses inaccessibles au commun des utilisateurs. Par exemple, si un administrateur modifie des fichiers système, c’est normalement qu’il sait ce qu’il fait et veut régler son ordinateur ; si un utilisateur lambda touche aux mêmes fichiers, c’est probablement qu’il s’est retrouvé là par hasard et risque de tout casser, et on va l’en empêcher.

Dès la fin des années 70, on pouvait donc sur les machines Unix et consorts se connecter en compte normal ou en compte administrateur, et les commandes « su » (substitution d’utilisateur) et « sudo » (substitution d’utilisateur et action) permettaient de passer à la volée d’un compte à un autre, évitant de se déconnecter à chaque fois.

Sudo est probablement le système d’élévation temporaire le plus connu, né sur BSD en 1980 [29 ans !]. Il permet à un utilisateur n’ayant pas le droit d’exécuter un programme de le lancer en tant qu’administrateur ; sitôt ce programme terminé, l’utilisateur retrouve ses droits normaux. Avant de lancer la commande demandée, sudo demande bien entendu le mot de passe adéquat.

Avec la généralisation des interfaces graphiques, on a également vu apparaître des versions fenêtrées de ces commandes (ci-contre, Gksudo sous Gnome).
Procès prévus ?

Verra-t-on des procès contre les systèmes d’exploitation proposant des mécanismes similaires ? Espérons que non : tous les OS modernes intègrent des mécanismes de droits limités pour l’utilisateur de base. Ce serait de toute manière suicidaire pour Microsoft, étant donnés les larges exemples d’outils similaires ou identiques précédents : n’importe quel juge sensé ferait immédiatement annuler ce brevet pour défaut d’originalité.

Microsoft vient plus probablement d’ajouter une ligne à la liste des brevets supposés violés par les autres systèmes d’exploitation ; depuis deux ans, ses représentants rappellent de temps à autres que Linux violerait plus de deux cents brevets Microsoft, sans que la Fondation Linux ait jamais fait l’objet de poursuites…

En l’occurrence, on peut surtout s’étonner de la légèreté du Bureau américain des brevets, qui aurait pu constater le copier-coller que représente cette « invention » en… lisant les sources associées à la demande : on y trouve la page d’aide de Gksu, des ouvrages sur la gestion des droits sous Linux, ou encore un brevet Sun de 2003 concernant un changement de niveau de permissions sans changement de session.

Certes, selon le fonctionnement américain, c’est au juge d’établir l’antériorité d’une idée. Mais persister à accorder des brevets aussi évidemment dépourvus d’invention ne fait que décrédibiliser un peu plus un système déjà critiqué depuis la multiplication des procès dans le domaine… »

Aux États Unis, la crainte du juge est supérieure à celle de la police… Un procès coûte fort cher, le résultat est encore plus aléatoire que par chez nous.
Aux États Unis, le fric d’abord. Pour la crédibilité de l’USPTO, veuillez passer à la caisse, ou plutôt à la banque Madoff…

http://pro.01net.com/editorial/508593/microsoft-brevette-une-fonction-essentielle-de-linux/

« Que le concurrent numéro un de Linux, Mac OS X et autres Unix revendique aujourd’hui la paternité de sudo est tout simplement énorme. Au point que l’on se demande si ce n’est pas un coup des services marketing de Microsoft pour que les développeurs Linux reprennent eux aussi en chœur la nouvelle accroche des publicités de Microsoft : « C’était mon idée. »
Surtout, ce ne serait pas le premier raté du bureau américain des brevets (USPTO). En 2004, il décernait à ce même Microsoft un brevet pour… une nouvelle catégorie de pommes ! En l’occurrence, la requête d’un agriculteur s’était glissée par erreur dans une pile de demandes faites par l’éditeur et la commission chargée de valider les brevets avait tamponnée la pile entière à la faveur de Microsoft, sans trop regarder ce qu’elle contenait. »

« Pour mémoire, les brevets logiciels restent inapplicables en Europe, même si l’Office européen des brevets peut tout de même en accorder. »

Aussi imbécile que celui des États Unis ?

Et ici :
http://iw-linux.over-blog.com/

Ubuntu 9.10 Karmic Koala meilleur que Windows 7 !
Comme Rama Yade ,il est venu d’Afrique ,les couleurs chaudes de son bureau Gnome tranchent avec « blue Windows » ; Son moteur Linux est tellement puissant qu’on le compare à une Ferrari avec une carrosserie de deux chevaux Pour Windows c’est exactement le contraire ; Un moteur de « Deuch » dans une carrosserie de Porsche .

(Avec correction de deux fautes).