Le logiciel libre : avant-garde révolutionnaire ou ghetto communautair

Un article intéressant qui répond à bien des questions que je me posais
Le logiciel libre : avant-garde révolutionnaire ou ghetto communautaire ? par Pierre Mounier ( 15 octobre 2004 )

Quelques extraits significatifs de ce long article

Les logiciels libres ont historiquement été utilisés d’abord au sein d’organisations, se développant loin du grand public .... Le problème, c’est que la GPL n’a pas du tout été conçue pour permettre aux administrations, aux entreprises, à quiconque, de rester maître de son parc logiciel, de se garantir une certaine indépendance technologique, ni même de baisser son budget informatique...même si tout cela peut constituer une série d’effets secondaires à l’utilisation de logiciels libres. .... La GPL ne traite absolument pas de la question des relations entre un développeur et ses commanditaires, une société de commercialisation de logiciels et ses clients ; elle a pour effet principal de proposer des règles de fonctionnement très particulières à l’intérieur d’une communauté spécifique : celle des auteurs de logiciels. .... ce type de licence a pour objectif principal de permettre à des développeurs de travailler collectivement, en particulier en se repassant des briques logicielles leur permettant de concevoir en peu de temps des gros systèmes sans voir besoin de réinventer systématiquement la roue sur des fonctionnalités déjà implémentées .... On ne doit pas oublier que le logiciel libre est historiquement l’affaire du fonctionnement d’une communauté professionnelle ; presque une corporation. .... Alors, avant-garde révolutionnaire ou ghetto communautaire ? La question n’est pas encore tranchée ; mais ceux qui prétendent parler au nom du logiciel libre et de la pureté de ses principes doivent se la poser, aujourd’hui plus que jamais.

A priori, les points qu’il évoque sont ceux qui différencient une licence libre telle que la GPL d’un EULA de chez Microsoft. Attention, je ne suis pas juriste, c’est un point de vue.

Le problème, c’est que la GPL n’a pas du tout été conçue pour permettre aux administrations, aux entreprises, à quiconque, de rester maître de son parc logiciel, de se garantir une certaine indépendance technologique, ni même de baisser son budget informatique...même si tout cela peut constituer une série d’effets secondaires à l’utilisation de logiciels libres.
Évidemment ! Il s'agit là d'un tout autre type de [b]contrat[/b] !
La GPL ne traite absolument pas de la question des relations entre un développeur et ses commanditaires, une société de commercialisation de logiciels et ses clients ; elle a pour effet principal de proposer des règles de fonctionnement très particulières à l’intérieur d’une communauté spécifique : celle des auteurs de logiciels.
Même remarque ; cela n'empêche pas les SSII spécialisées Linux de proposer le [b]contrat[/b] adapté.
ce type de licence a pour objectif principal de permettre à des développeurs de travailler collectivement, en particulier en se repassant des briques logicielles leur permettant de concevoir en peu de temps des gros systèmes sans voir besoin de réinventer systématiquement la roue sur des fonctionnalités déjà implémentées
C'est ce que tout le monde fait ... ou devrait faire.
On ne doit pas oublier que le logiciel libre est historiquement l’affaire du fonctionnement d’une communauté professionnelle ; presque une corporation.
Simple rappel de l'origine.
Alors, avant-garde révolutionnaire ou ghetto communautaire ?
Cette question qui torture notre auteur me semble bien peu pertinente, et même complètement dépassée. Il y a déjà du temps que Linux est sorti du ghetto des bidouilleurs (ou bitouilleurs, touilleurs de bits) pour être utilisable par n'importe qui, une fois installé, par une personne sachant le faire, quel que soit le système d'exploitation, car installer un produit Microsoft n'est pas si trivial que ça, voire plus compliqué qu'un Linux [i]actuel[/i], tels Ubuntu ou Mandriva.
Alors, avant-garde révolutionnaire ou ghetto communautaire ?
Cette question qui torture notre auteur me semble bien peu pertinente, et même complètement dépassée. Il y a déjà du temps que Linux est sorti du ghetto des bidouilleurs (ou bitouilleurs, touilleurs de bits) pour être utilisable par n'importe qui, une fois installé, par une personne sachant le faire, quel que soit le système d'exploitation, car installer un produit Microsoft n'est pas si trivial que ça, voire plus compliqué qu'un Linux [i]actuel[/i], tels Ubuntu ou Mandriva.
Cet article a répondu aux questions que je me posais et qu'on m'a posées lors de mes distributions d'affiches pour les installs.Pour l'utilisateur, quels sont les avantages à utiliser les Logiciels Libres qui désire en premier lieu une machine et des logiciels qui marchent bien. Que répondre : - Le prix ? On peut constater que les machines équipées de Linux sont vendus à des prix équivalents à celles avec windows. - La fiabilité ? Ça s'améliore mais pour ma part j'ai toujours quelques soucis avec Gnome et certains logiciels - les standards ouverts ? Pour l'utilisateur lambda son souci principal est de garder ses photos en bon état Quoiqu'on en dise µsoft aujourd'hui répond assez bien à ces demandes Reste pour moi ce que cet article confirme et que je n'arrivais pas à exprimer, le Logiciel Libre organise une profession en s'opposant au monopole de ce µsoft. Les avantages pour les utilisateurs sont de deux de types : concurrence et avancée technologique. Avancée technologique plus rapide donnée par le Logiciel Libre grâce aux échanges de connaissance et à la disparition du secret industriel. Concurrence veut dire dans une économie de marché dans laquelle nous vivons, des prix plus intéressants et des produits de meilleure qualité Donc pour l'utilisateur de Logiciels Libres le gain en qualité et en cout n'est pas immédiat mais à long terme par le soutien à cette économie de partage
Pour l'utilisateur, quels sont les avantages à utiliser les Logiciels Libres qui désire en premier lieu une machine et des logiciels qui marchent bien.
Mais pour en faire quoi ? /bin/true et /bin/false fonctionnent très bien mais ne sont pas utiles à tout type d'utilisateur.
Que répondre : - Le prix ? On peut constater que les machines équipées de Linux sont vendus à des prix équivalents à celles avec windows. - La fiabilité ? Ça s'améliore mais pour ma part j'ai toujours quelques soucis avec Gnome et certains logiciels - les standards ouverts ? Pour l'utilisateur lambda son souci principal est de garder ses photos en bon état
« A quoi doit servir la machine ? Et voir si c'est possible »
le Logiciel Libre organise une profession en s'opposant au monopole de ce µsoft.
Ah bon ! C'est quoi le nom de cette nouvelle profession ?

Je tiens à préciser que le logiciel libre ne s’oppose pas à microsoft, il fait son chemin en fonction de ses envies/besoins.

Mais pour en faire quoi ? /bin/true et /bin/false fonctionnent très bien mais ne sont pas utiles à tout type d'utilisateur.
Pour citer mon expérience d'utilisateur qui recoupe la plupart des activités demandées à un micro : navigation internet, messagerie, retouche d'images, montage vidéo, traitement de texte, pao.
le Logiciel Libre organise une profession en s'opposant au monopole de ce µsoft.
Ah bon ! C'est quoi le nom de cette nouvelle profession ?
Concepteur de logiciels
Je tiens à préciser que le logiciel libre ne s'oppose pas à microsoft, il fait son chemin en fonction de ses envies/besoins.
Si Sun soutient OpenOffice, Google Firefox, etc... c'est qu'ils ont un intérêt celui de tailler des croupières à µsoft. Dans les faits le Logiciel Libre est dans le monde réel de l'économie de marché un des concurrents au monopole de µsoft. Tout ça pour ne pas se tromper et tromper la personne à qui on installe Linux sur son micro. S'Il y a quelques avantages immédiats et souvent beaucoup d'inconvénients, à long terme la qualité, la fiabilité et les prix des logiciels en seront améliorés
- Le prix ? On peut constater que les machines équipées de Linux sont vendus à des prix équivalents à celles avec windows. [..] Donc pour l'utilisateur de Logiciels Libres le gain en qualité et en coût n'est pas immédiat mais à long terme par le soutien à cette économie de partage
[b]Mais combien[/b] vaut donc vraiment un Windows ??? Secret d'Etat ? Secret défense ?

Je suis du même avis que saitMoh, on cherche trop souvent à opposer le logiciel libre à Microsoft. Microsoft est une boîte parmi d’autres, grosse certes, mais une erreur que peut faire la communauté libre serait de faire trop d’efforts pour contrer microsoft. Au contraire, Linux et le libre c’est avant tout des façons originales et souvent pertinentes d’utiliser les ordinateurs et de faire des logiciels.

Après, l’anti-microsoft est un des aspects du gros enthousiasme qu’on peut voir parfois autour du libre (surtout quand les gens le découvrent). On trouve “le libre” super génial (sans vraiment savoir ce que c’est), on veut en faire de la politique, du contre-pouvoir avec, mais souvent on en revient à la longue. Pourquoi ? Parce que le logiciel libre ce n’est pas de la politique. C’est écrit dessus : c’est du logiciel ! Comme le dit saitMoh, n’attendons pas du logiciel libre qu’il résolve miraculeusement les problèmes en info (qui sont à 99% situés entre la chaise et le clavier). Mais prenons le temps de découvrir certains de ces logiciels, qui sont souvent libres pour une raison : passion de l’auteur, test d’idées originales, besoin vital de sécu/fiabilité, ou simplement altruisme… Et ayons un besoin précis pour chercher un logiciel précis (c’est valable pour des logiciels proprio d’ailleurs).

Voilà voilà…

Toute décision a un caractère politique, au niveau de l’essence du politique.

Faire de l’anti-Bill est de la politique, c’est le niveau inférieur.

Je fais le premier, pas la seconde, chacun son choix.

Je suis du même avis que saitMoh, on cherche trop souvent à opposer le logiciel libre à Microsoft. Microsoft est une boîte parmi d'autres.
Oui Microsoft est une boite parmi d'autres boites mais celles qui appliquent les règles des CLUF (Contrat de licence utilisateur final ) EULA en anglais et qui de plus cherche en Europe à permettre comme aux USA l'octroi de brevets sur les logiciels. S'il n'y a pas opposition avec la GPL je n'y comprends plus rien
Après, l'anti-microsoft est un des aspects du gros enthousiasme qu'on peut voir parfois autour du libre (surtout quand les gens le découvrent). On trouve "le libre" super génial (sans vraiment savoir ce que c'est), on veut en faire de la politique, du contre-pouvoir avec, mais souvent on en revient à la longue. Pourquoi ? Parce que le logiciel libre ce n'est pas de la politique. C'est écrit dessus : c'est du [b]logiciel[/b] ! Comme le dit saitMoh, n'attendons pas du logiciel libre qu'il résolve miraculeusement les problèmes en info (qui sont à 99% situés entre la chaise et le clavier). .
Je suis d'accord avec toi et l'article que je cite ne dit pas autre chose Le Logiciel Libre ne résoudra pas "les problèmes [b]des utilisateurs[/b] avec l'informatique" C'est pourquoi je redis qu'il faut être clair avec nous mêmes, défenseurs du Logiciel Libre, et avec les gens que nous aidons à installer Linux, il ne faut pas s'attendre à découvrir "un monde merveilleux" "un eldorado" mais à participer à une démarche qui pour certains est une philosophie du partage mais, comme tu le dis, reste dans notre économie de marché une manière plus efficace, plus rapide, plus performante de concevoir des logiciels. Si des sociétés comme Google, Sun... que l'on ne peut soupçonner d'appartenir à la mouvance "ultra-gauche" :) s'engagent dans le Logiciel Libre ce n'est pas par altruisme ou pour une quelconque philosophie mais par un intérêt bien compris dans ce mode de gestion (management en anglais) du développement des logiciels. Je me demande après ce que je viens d'écrire pourquoi je participe à des install-party :lol:


http://www.freenews.fr/IMG/jpg/PlancheDDP-1-2.jpg