Logiciels libres et élections municipales

Je participe à la constitution d’une liste sur Quimper pour les élections municipales 2008 et au sein de ce groupe j’essaie de faire passer l’idée que les logiciels libres doivent être pris en compte au même titre que la gestion des déchets, de l’eau, etc… mais je reste sec au niveau de l’argumentaire
Auriez-vous des idées me permettant de faire avancer les logiciels libres
Merci d’avance

On a dit pas de politique !
Ah c’est vrai j’ai pas mon mot à dire :stuck_out_tongue:

On a dit pas de politique ! Ah c'est vrai j'ai pas mon mot à dire :p
A h ! Désolé. Disons que je peux reformuler ma demande autrement, par exemple comment faire en sorte que les logiciels libres soient pris en compte par les candidats aux élections municipales

Ben vas y Bilboïd, lance toi! C’est pour la bonne cause!

En faites je reprendrai les mots de Richard Stallman: imaginez une recette de cuisine (code source) que l’on ne pourrai pas améliorer, ni même partager à ses amis, ça parait impensable et bien la culture du logiciel propriétaire, à l’inverse du logiciel libre, est dans cette logique.Elle ne permet pas la redistribution,le partage, l’exploitation de tel ou tel logiciel ou connaissances.Je fais partis de ceux qui pensent que les logiciels devraient être libre et gratuit comme l’air que l’on respire.
Je pense même (belle utopie!!!) que la gratuité ou plutot l’abolition de l’argent sera rendu possible par l’utilisation de l’informatique et le libre.Il n’y a qu’a regarder le prix des nouvelles technologies et voir comment ça dégringole; Dans 30 à 40 ans l’argent n’aura plus de valeur ( vu la vitesse ou ça va le système capitaliste cour à sa propre perte ) à nous ou plutot à nos petit enfants de batir un nouveau monde qui ne sera pas, j’en suis sur, bati sur la rentabilité et la monnaie mais sur les rapports humain!

  1. relire Mona Chollet (Marchands et citoyens, la guerre de l’internet, Nantes, 2001)
  2. interopérabilité
  3. Un volontarisme vis à vis des licences libres dans les ordinateurs du service publique, système d’exploitation compris, et contribution aux développements
  4. La promotion de l’accès aux données publiques (administration, culture, etc.) sans restrictions
  5. Une meilleur réflexion sur la protection des données personnelles (cnil)
    etc.

le logiciel libre est un des trop rares secteurs de l’informatique qui permet encore d’embaucher des informaticiens français en France

Mieux (rapport aux municipales toussa) : grâce au logiciel libre on peut travailler dans sa région/département/com com/commune, car les outils libres permettent de déployer des plateformes informatiques à peu près partout, avec très peu de moyens ! Causes :

  • ça ne coûte pas cher en logiciel (on se les procure gratuitement) ;
  • en particulier, GNU/Linux peut s’installer sur des machines très modestes en restant opérationnel et à jour. Par comparaison, on pourrait mettre un vieux windows sur de vieilles bécanes, mais il n’y a plus aucun suivi de failles, alors qu’il existe de petites configs Linux qui ont des versions actives.
  • l’information et la documentation sur un logiciel libre est disponible en totalité sur internet, en outre il existe des LUG (comme lq) un peu partout pour nous aider, et actuellement pas mal d’entreprises (souvent des locaux dynamiques et convaincus) se mettent à faire de la prestation de service (déploiement, veille, admin, audits…) en logiciel libre. Donc on est documenté, suivi, etc., à peu de frais.
  • la partie réseau est relativement développée et permet le télétravail, la visioconférence, etc. Ca permet d’être aussi équipé qu’une grosse boîte pour presque rien (à part qu’il faut un vrai admin, m’enfin ça c’est valable même pour Windows :wink: )

J’ajouterai que le logiciel libre est un bon choix pour une municipalité, rien que pour l’image que ça donne : indépendance par rapport aux grandes compagnies, citoyenneté, esprit d’entraide, souci de sécurité, souci de dépenser moins si c’est possible, etc. Sans parler des principes de cybercommunes qui apportent bien des avantages…

En plus, et on le voit régulièrement aux install parties de LQ, le LL est un formidable constructeur de “tissu social” (ils doivent aimer ce genre de termes :wink: ). C’est en effet ce que j’aime le plus dans ces réunions : dans nos communes plutôt rurales, on met quelques petites affiches modestes, et le jour venu on voit venir des gens très différents : garçons, filles, jeunes, vieux, riches, pauvres, patrons, employés ou sans emploi. Mais tous se comprennent miraculeusement, et partagent cet amusement de voir des logiciels sortis d’on ne sait où tourner comme des horloges pour pas un rond, et tous se sentent un peu plus actifs face à ces machines compliquées. Je pense qu’il “suffit” d’inviter un élu (ou prétendant) dans une install party pour le convaincre de la viabilité du truc.

On peut aussi pointer le cas OOo : le format de documents d’Openoffice.org (“open Document”) est en effet approuvé par l’ISO, c’est donc un standard, ce que n’est pas le format de Microsoft (ni l’ancien .doc ni leur nouveau format XML). En outre ce format est encouragé par l’Europe, et de plus en plus de services publics se mettent au libre (gendarmeries, Assemblée Nationale, …), c’est donc une réelle dynamique des institutions, et une occasion rêvée d’installer des standards pérennes et sécurisés pour les administrations françaises.

Brest migre assez largement vers le logiciel libre, et communique énormément autour (ce que je ne trouve pas systématiquement profitabe pour le LL mais c’est une autre histoire).

J’ai trouvé le texte ci-dessous sur le site de l’association des Développeurs et des Utilisateurs de Logiciels Libres pour l’Administration et les Collectivités Territoriales
http://adullact.org/article.php3?id_article=349
Je trouve qu’il ferait un très bel effet dans une plate-forme électoral :slight_smile:

Le logiciel libre est en enjeu majeur pour entrer de plain pied dans la société de l’information dont nous souhaitons tous qu’elle soit plus humaine que la société industrielle.

Le succès du logiciel libre manifeste la fécondité du partage et du travail en commun. Le logiciel fait partie de ces oeuvres numériques dont la copie est identique à l’original. Pythagore protégeait ses théorèmes et leurs démonstrations, les premiers livres étaient enchaînés aux rayonnages des bibliothèques, les premiers logiciels étaient propriétaires. Mais vient le moment où les mathématiques sont libres, où les livres sont l’instrument de la libération par les Lumières et non l’instrument de la domination ; vient le moment, et nous vivons ce moment historique, où des logiciels sont libres, par la volonté de leurs auteurs, à qui il appartient le droit de donner. Ils donnent les libertés de copier et distribuer librement, d’ étudier si on le veut et améliorer si on le peut.

Avec le logiciel libre, c’est une philosophie de l’homme que l’on soutient : une conception humaniste au sein de laquelle l’acteur est reconnu derrière ce qu’il produit, car il n’est de richesse que d’homme.

Certes le logiciel libre n’est pas gratuit, mais il est simplement une autre manière de payer. Au lieu d’une économie de rente — rentes parfois insolentes quand on connaît les marges que font certaines sociétés, l’économie du logiciel libre est une économie de valeur ajoutée. « Un logiciel libre est gratuit une fois qu’il est payé ». C’est d’autant plus important pour l’argent public qui a vocation à ne payer qu’une fois.

C’est sur le service, l’intégration, que se déplace la création de valeur, et c’est une chance pour nos territoires. Nos sociétés de services disposent de compétences reconnues dans ce domaine. L’emploi local a tout à y gagner. Nos établissements de formation peuvent aussi faire valoir l’excellence de leur enseignement.

Nos propres services y gagneront, car les logiciels libres sont plus sûrs, plus souples à l’utilisation, et scrupuleusement respectueuses des normes et standards. C’est un gage de pérennité et d’interopérabilité.

Les établissements scolaires que nous avons en charges méritent d’abriter l’esprit des logiciels libres, qui trouve ses origines dans l’esprit du partage du savoir.

La sympathie pour le logiciel libre ne suffit pas. Mais son utilisation seule ne suffit pas non plus. C’est son développement qui est la vie même du logiciel. Or précisément, les logiciels métiers qui font fonctionner les administrations de notre collectivité n’existeront que si nous nous attelons à la tâche de les développer ou de les faire développer.

Il est évidemment déraisonnable, sinon immoral, de profiter du travail dû au partage sans partager à son tour. Ce serait trahir l’esprit même du logiciel libre. Le soutenir en toute cohérence, c’est y participer.

Tout le savoir nécessaire est là :
http://fr.wikibooks.org/wiki/LPIC1_examen_101
et gratuit. Au travail !

C'est en effet ce que j'aime le plus dans ces réunions : dans nos communes plutôt rurales, on met quelques petites affiches modestes, et le jour venu on voit venir des gens très différents : garçons, filles, jeunes, vieux, riches, pauvres, patrons, employés ou sans emploi. Mais tous se comprennent miraculeusement, et partagent cet amusement de voir des logiciels sortis d'on ne sait où tourner comme des horloges pour pas un rond, et tous se sentent un peu plus actifs face à ces machines compliquées.
... compliquées mais souvent anciennes, et ça tourne quand même.

Après lecture attentive des différentes contributions, j’ai tiré ces quelques lignes qui pourrait apparaitre dans n’importe quelle profession de foi sérieuse :slight_smile:

L’utilisation large de logiciels libres et de formats ouverts est une condition nécessaire au développement harmonieux de la société de l’information et au partage des connaissances. Pour atteindre cet objectif nous contribuerons à la mise en place des logiciels libres et des standards ouverts dans les services de la ville et à leur promotion auprès du public
C'est court. Il le faut. A mon avis l'essentiel y ait. il manque peut-être une phrase indiquant que les logiciels libres peuvent faire travailler des entreprises locales. J'ai fait une recherche, peut-être un peu rapide, et malheureusement je n'ai pas trouvé de boites locales investies dans le libre. Si cela s'avère exact, il n'est pas possible de l'indiquer. Ce serait tromper l'électeur...:rolleyes:
Rectificatif : lors de la réunion à la MPT Ergué Armel il y avait une personne qui disait bosser avec du libres. Qui aurait ces coordonnées ?
Qu'en pensez-vous ? D'autres idées ? Merci de vos réponses

entre les vpc et le marché de l’emploi, je pense que tu peu rien promettre… Sinon, n’oublie pas que la Bretagne, et particulièrement Brest, est bien engagée (en terme de formations, et d’activistes) vis à vis du développement des systèmes libres et tuti quanti. Mais ça fait pas un programme politique local, cela dit.
Pas mal tes deux phrases, en tout cas.

ps : si si t’a quelques boites qui vendent des ordi sans systèmes ou avec linux, autour de Quimper (mouse.com, présent sur le forum, entre autre). Y’a aussi quelques développeurs, ou administrateurs réseau prêt à servir des objectifs louables (suffit de demander :wink: [rire]Tu nous prend pour des rmistes ?[fin rires]

[Edit : cependant les enjeux et questions, fondamentalement politique, du droit d’auteur/domaine publique, de la machandisation de ce moyen d’information, d’échange, de coopération, ou de la marginalisation des divers non-consommateurs numérique, etc. restent à part de ton texte]

Pas mal tes deux phrases, en tout cas.
Euh, je les ai piquées sur un site qui ne viendra pas me chercher des poux dans la tonsure mais si je ne le cite pas ç'est que ça ferait trop politique :)
ps : si si t'a quelques boites qui vendent des ordi sans systèmes ou avec linux, autour de Quimper (mouse.com, présent sur le forum, entre autre). Y'a aussi quelques développeurs, ou administrateurs réseau prêt à servir des objectifs louables (suffit de demander ;-) [rire]Tu nous prend pour des rmistes ?[fin rires]
La conjoncture serait meilleure pour les informaticiens ? Reste-t-il des gens qui ne demandent qu'à bosser :D
[Edit : cependant les enjeux et questions, fondamentalement politique, du droit d'auteur/domaine publique, de la machandisation de ce moyen d'information, d'échange, de coopération, etc. restent à part]
Là ça se complique... :cool:
Là ça se complique... :cool:
tu croyais quoi ?
  • mon tardif marginalisation des divers non-consommateurs numérique

ps : ho, fallait chercher si loin :wink:
http://lesverts.fr/article.php3?id_article=2620
http://comm.cultures.lesverts.fr/article.php3?id_article=48

Je ne suis pas sur mais j’ai l’impression que l’on a un argument qui n’a pas été cité.

C’est l’idée que l’argent publique doit servir le plus grand nombre. Par exemple il peut financer des écoles, des hôtpitals… L’argent doit servir l’intérêt commun.

Or avec un logiciel libre, en finançant son dévelloppement on contribue à l’intérêt commun : n’importe qui est succeptible de profiter des fruits de ce dévelloppement, que ce soit des habitants de la localité des personnes vivant en France ou vivant à l’autre bour du monde, l’argent sert au sens littéral l’intérêt commun. En finançant son intégration et la formation des utilisateurs, on finance l’économie locale.

A l’opposé l’utilisation d’un logiciel privateur soumis à une licence ne profite pas au plus grand nombre. L’argent investit ne finance qu’une entreprise bien souvent étrangère.

Voilà un argument de plus ;).

C'est court. Il le faut. A mon avis l'essentiel y ait. il manque peut-être une phrase indiquant que les logiciels libres peuvent faire travailler des entreprises locales.
Beuh, pourtant je pensais avoir donné quelques arguments en faveur de l'emploi local...
J'ai fait une recherche, peut-être un peu rapide, et malheureusement je n'ai pas trouvé de boites locales investies dans le libre. Si cela s'avère exact, il n'est pas possible de l'indiquer. Ce serait tromper l'électeur...:rolleyes:
Plein de boîtes travaillent avec du libre, parfois sans même s'en rendre compte. Déjà, presque tous les serveurs web sont des Apache. Et de plus en plus migrent vers Firefox pour leur navigateur web, pour des raisons de sécurité.

Pour les entreprises d’info, il y a les magasins et monteurs qui proposent de plus en plus de distribs Linux, que ce soit en boîte ou sur des PCs montés. Et il existe plein de boîtes de web, qui fabriquent leurs sites avec du LL, que ce soit avec PHP/MySQL, ou plus haut niveau avec des CMS libres comme SPIP ou Joomla!, si ces applications et langages n’existaient pas il n’y aurait sans doute pas une seule PME de web dans la région, c’est aussi simple que ça. Tu peux déjà citer Eole P2, ma boîte :wink: On bosse sous Windows, mais on a des serveurs sous Linux, et je fais tout mon boulot avec du logiciel libre (Emacs, MTASC, OOo, Seamonkey, FileZilla, LaTeX, The GIMP, Inkscape, 7Zip, …).

J’ai aussi un pote qui fait de l’image de synthèse (film et images), et qui travaille en solo, principalement pour des architectes. Il gagne maintenant bien sa vie et travaille à peu près exclusivement sur Blender et Wings 3D. Il n’aurait jamais pu se lancer sans LL, entre les tarifs des logiciels proprio et la publicité qu’il peut faire grâce à un peu de PHP.

yledoare travaille avec du libre, il propose sa distribution Linux Console et l’implante chez le client de façon très adaptée (n’hésite pas Yann si je dis des bêtises).

Maintenant c’est difficile de donner beaucoup d’exemples, puisque justement, pour l’instant peu territoires ont fait le pari d’une utilisation massive du logiciel libre…

Sinon je plussoie meven pour le côté épargne d’argent public.

Plus généralement, je pense que quand on parle de logiciel libre à des élus, il faut rester extrêmement concret et pragmatique. La philosophie du libre c’est chouette à exposer, mais j’ai peur que pour des élus ou futurs élus ça ne veuille absolument rien dire (pas le temps, pas d’intérêt, l’électeur ne pourrait pas comprendre, etc.). Bref, privilégier la pratique à la théorie…

Pour info:

De nombreux pouvoirs locaux espagnols ont déjà pris des mesures en faveur de Linux ou prévoient de le faire dans un avenir proche. Ainsi, le gouvernement d’Estrémadure a déjà, en avril 2002, rendu officielle l’utilisation dans sa région d’une distribution basée sur Debian, l’Andalousie a signé en avril 2003 un accord de coopération avec son voisin estrémadurien pour la mise en place de Linux. De plus, les résultats régionaux et municipaux de mai 2003 ont été favorables aux adeptes de Linux. Ainsi, le candidat pour la mairie de Saragosse et le candidat pour la présidence de la région de Valence ont tous deux été élus.

Remarque, cela bouge aussi au Brésil et en Argentine.

Plus d’info : http://softwarelibre.cl/

yledoare travaille avec du libre, il propose sa distribution Linux Console et l'implante chez le client de façon très adaptée (n'hésite pas Yann si je dis des bêtises)
Là ça m'intéresse. Que des gens ou des boites utilisent et travaillent avec du LL c'est bien mais lorsque je parle d'entreprises c'est plus des boites qui développent du LL ou autour de LL pour montrer qu'avec les LL il peut y avoir des retombées économiques locales

Hum, fabriquer du LL et utiliser du LL c’est très différent.

Notamment, en tant que boîte privée, générer du LL est très difficile, pas forcément pour la boîte elle-même (quoique, en tant que PME ou TPE, fourguer son code est assez risqué, vu que c’est souvent leur seule valeur ajoutée), mais surtout pour le client, qui possède souvent les droits sur le code au final. Quand tu fais un site ou une application pour un client et qu’il récupère les droits, en général ça l’intéresse moyen que ce code soit en GPL, alors qu’il vient de payer pour l’obtenir et faire la nique à la concurrence.

Il ne faut en effet pas oublier que le logiciel libre, s’il donne des libertés, impose aussi des restrictions, notamment un logiciel libre doit rester libre, et ne peut pas (dans le cas de la GNU GPL en tout cas) être mélangé à du code propriétaire. Ca demande donc un peu d’attention pour une entreprise privée afin de ne pas se mettre à la faute.

Le cas de yledoare est un peu particulier, puisqu’il fabrique sa propre distribution, du coup les retombées se font davantage sur la prestation de service, puisque sa distrib est hautement modulable (elle demande donc de l’expertise pour la déployer finement). En outre, il faudrait lui demander si tout son code est libre, ce n’est pas forcé, bien que dans son cas ça ne change pas grand chose.

A moins d’un modèle vraiment original, je ne vois pas vraiment comment une entreprise locale peut gagner beaucoup d’argent en développant du logiciel en licence GPL… Ou alors c’est qu’elle sous-traite pour un (gros) projet libre qui paye pour ça…

Ce qui est plus réaliste au niveau d’une commune, d’une com com ou d’un département, c’est de voir des entreprises qui utilisent du logiciel libre (en tant qu’outils), ou à la limite du code libre existant (ex: SPIP) qu’ils installent et qu’ils gèrent, ou qu’ils couplent à d’autre code (attention aux licences dans ce cas).

Le code libre se crée dans un cadre qui diffère souvent énormément de l’entreprise telle qu’on la conçoit. A part si celle-ci est énorme et compte sur ce système pour rester compétitive, avec une politique à moyen ou long terme. On voit ça avec Google et son summer of code, ou avec IBM qui lâche plein de sous dans le dév de Linux pour bénéficier ensuite d’un système performant. Sinon le code est généré par des communautés hétéroclites, allant de l’indépendant passionné au groupe de développeurs, pour le fun, pour “montrer ce qu’on sait faire”, ou pour soumettre à la communauté des idées de code afin de les affiner.

PS : en parallèle des SSII (“sociétés de services en ingénierie informatique”), on a vu apparaître le concept de SSLL, ou “sociétés de services en logiciels libres”. C’est un schéma qui marche bien, dans la mesure où justement les LL ne demandent qu’à se faire installer et/ou configurer dans plein de secteurs, mais les demandeurs n’ont pas forcément le temps et les compétences pour le faire.

Mais là encore, on ne crée pas nécessairement de code libre, le gros du boulot c’est de l’audit, de l’installation, de la veille, de la formation, de l’admin système et réseau, etc. En clair, il s’agit de “vendre” du logiciel libre là où il y aurait eu du proprio sinon. C’est déjà énorme !

Infos ici :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_de_services_en_logiciels_libres

Voici ma nouvelle formulation. Qu’en pensez-vous ?

L’utilisation large de logiciels libres et de formats ouverts est une condition nécessaire au développement harmonieux de la société de l’information et au partage des connaissances.

Le logiciel libre n’est pas gratuit, mais il est une autre manière de payer. Au lieu d’une économie de rente, l’économie du logiciel libre est une économie de valeur ajoutée. C’est sur le service, l’intégration, que se déplace la création de valeur, et l’emploi local ne peut dans ce cas qu’en bénéficier.

Pour atteindre cet objectif nous contribuerons à la mise en place des logiciels libres et des standards ouverts dans les services de la ville et à leur promotion auprès du public.


Si de nombreuses listes aux prochaines élections municipales à Quimper intégraient ces trois phrases à leur profession de foi, je pense que LQ ne serait plus obligé de se réunir dans un bar louche, enfumé et bruyant mais aurait droit à la salle du conseil :lol: