Neuf mauvaises pratiques du logiciel libre

Articles : Neuf mauvaises pratiques du logiciel libre

http://linuxfr.org/2009/01/02/24836.html

1.Se tromper d’ennemi ;
2.Ennuyer le monde avec des histoires de logiciels ;
3.Se contenter d’imiter d’autres systèmes d’exploitation ;
4.Se méfier des nouveaux venus ;
5.Accorder aux développeurs un statut privilégié ;
6.Passer son temps à cracher sur Microsoft ;
7.Prendre comme modèle de croissance le mode de développement des entreprises commerciales ;
8.Placer les parts de marché en tête des priorités ;
9.Se contenter d’un système d’exploitation qui ne soit pas complètement libre.

Renvoi ici pour la traduction à :
http://www.framablog.org/index.php/post/2009/01/02/neuf-problemes-causant-du-tort-au-logiciel-libre

« Sauf que… Tout n’est pas rose au royaume du code ouvert ! Ces belles réussites cachent parfois des problèmes plus ou moins inquiétants : Firefox, fort de son record de téléchargements pour sa version 3.0, pourrait voir sa juteuse alliance avec Google menacée par les ambitions du géant de la recherche dans le domaine des navigateurs. Wikipédia mène en ce moment même une campagne d’appel aux dons massive pour lui permettre de poursuivre son développement. OpenOffice.org, adoptée par de plus en plus d’administrations et de particuliers, connaît quant à elle quelques couacs en coulisses, où des tensions se créent entre Sun et la communauté (nous traiterons de ce sujet dans un prochain billet).
Alors même si l’heure n’est pas à l’alarmisme, il convient de ne pas se laisser griser par le succès et de garder à l’esprit qu’il y a encore du boulot… »

Mais qui en doute ?

En effet, joli papier. Je suis à fond d’accord, surtout avec 1, 3, 4, 6 (alàlà, ce méchant crosoft…), 7, 8 et 9.

Par contre :

2- je vois que les “histoires de logiciels” ennuient le monde. Pour autant je ne laisserai jamais de côté le fait objectif que tout ceci est du logiciel, qu’on le veuille ou non. Le fait de le savoir, c’est déjà avoir la capacité de comprendre pourquoi un logiciel est stable et un autre non, et éventuellement ce qu’est un logiciel libre. Si on ne comprend pas, même un tout petit peu, ce qu’est un logiciel (je dirais même un programme), je pense sincèrement qu’on risque davantage d’avoir une image fausse du LL, sans parler du fait qu’on progresse beaucoup moins vite dans l’utilisation de son ordi.

Un truc me frappe : demandez à des élèves de collège/lycée (pas à AddiKT1ve :wink: ) ce qu’est un logiciel. Eventuellement, comment (dans les très grandes lignes) on en fabrique un. Vous serez surpris. J’ai expliqué mon métier l’autre jour à des collégiens, au bout de 20 minutes ils avaient en gros cru que ça consistait à taper des lettres sur Word. C’est surréaliste. Je précise que ces collégiens avaient pour ambition n°1 de faire de la conception et du développement de logiciel (comprendre en fait “jeu”, “graphisme”, à la limite “HTML”, …)

Les ordis sont partout, nous allons avoir besoin de développeurs, de bonne qualité et en grande quantité. Ces djeunz que tous les parents croient des petits génies de l’informatique n’ont pas la moindre idée de son fonctionnement. Je pense que si la communauté libre est si forte actuellement, c’est principalement parce qu’elle est composée en grande majorité par des gars de ma génération, qui au collège et au lycée avaient des listings de programmes dans les poches, et des Spectrum, ZX81, Amstrad, C64 et autres Atari ST/Amiga/AppleII à la maison. On se sert d’ordis en sachant ce que c’est, en sachant que c’est des logiciels qui tournent… J’espère me tromper, mais je me demande bien ce que deviendra le LL sans cette culture…

5- dans la même veine, en effet, les développeurs ne devraient pas avoir de statut privilégié dans la communauté libre. Par contre il faut je pense maintenir un statut privilégié à tous ceux qui s’impliquent dans les projets, qu’ils soient développeurs ou non. Pour essayer de limiter les comportements consuméristes que certains ont face au LL, comme s’ils étaient devant des logiciels propriétaires.

En semi mauvaise foi, je dis souvent qu’un logiciel libre est utile même s’il ne fonctionne pas, ne serait-ce que parce que son code est analysable, disponible, etc. Parce que le moteur du LL, quoi qu’on en dise, c’est bel et bien du logiciel, des “choses” qui tournent. Si la communauté LL est faite de militants, motivés certes, mais sans connaissance en développement, il n’en sortira absolument… rien. D’ailleurs, le LL a longtemps existé sans une communauté “visible”, genre citoyen impliqué. C’est très récent. Ça permet de faire connaître largement le LL, c’est un moteur. Mais le carburant, c’est le développement logiciel, quoi qu’on en pense. Après je le répète, on n’a pas à déifier les “développeurs”, mais il faut au moins saluer l’effort des gens impliqués directement dans les projets.

Concernant les affres de Firefox and co., ça ne m’effraie pas tant que ça. Des LL ambitieux partent en vrille ? tant pis, il y en aura toujours d’autres. Ça ralentira les progrès, mais ça ne me semble en aucun cas un danger pour le LL en général. Et pis moi j’utilise Seamonkey d’abord :lol:

ce que deviendra le LL sans cette culture...:
Une affaire d'élites, comme il l'a toujours été. Car combien ont pu se payer "des Spectrum, ZX81, Amstrad, C64 et autres Atari ST/Amiga/AppleII" ? Ceux qui le pouvaient, et le voulaient bien. C'est la même chose aujourd'hui.

Bin en même temps on parle d’ordis là… Des objets ultraperfectionnés, qui coûtent de toute façon cher, qui coûteront toujours cher (sans compter la raréfaction des matériaux, de la pollution, du gouffre énergétique, …). Qui plus est, des machines programmables à loisir, donc demandant un certain niveau d’apprentissage.

J’aimerais bien que ce soit contournable : simple, gratuit ; mais ce n’est pas le cas, ça ne sera jamais le cas : si ça devient simple (à programmer), ça voudra dire qu’on se contentera de faire faire des choses simples à un ordi. Quel gâchis…

À l’évidence, Linux Quimper ne connaît pas le point 4, « Se méfier des nouveaux venus » mais cela tient aussi à nos particularités : de bons connaisseurs de l’informatique, à des niveaux différenciés, plutôt que des tas de programmeurs professionnels ou non.

Le point 6 ne nous soucie pas du tout, puisque à nos install-parties on nous demande d’installer un Linux, et il y a bien mieux et plus à dire que du mal de Vista (acronyme de : Virus, Infections, Spywares, Trojans, Adwares), s’il en était encore besoin.
Le point 9 pose une véritable question philosophique, mais aussi pratique… Comment faire s’il n’existe pas de pilote non libre, face à un besoin précis ?

Parce que le moteur du LL, quoi qu'on en dise, c'est bel et bien du logiciel, [] Mais le carburant, c'est le développement logiciel, quoi qu'on en pense.
C’est vrai de tout logiciel, y compris Microsoft ! Bien sûr « on » peut ennuyer, voire exaspérer à parler de programmes et de programmation, mais pas plus que de timbres-postes ou d’une autre passion ?

Il m’est arrivé de « montrer » ce qu’est programmer. Afin d’être ultra-simple et basique, je montre en console.
Inévitablement, j’ai droit à :

  • « et en fenêtre, comme Windows ? » (il faut juste rajouter des choses beaucoup plus compliquées et plein de lignes encore plus abstruses !)
  • la console est tout simplement si mal vue qu’on me dit « Si Linux c’est ça, j’en veux pas ».
  • le spectateur ne comprend absolument, strictement rien à ce que je lui montre, même en expliquant en détail, par exemple le programme le plus minimal suivant « main(){} » (il ne fait rien, mais du coup il le fait bien).

Ailleurs, j’avais déjà qualifiée « d’abyssale » la méconnaissance moyenne de ce qu’est un ordinateur (matériel + logiciel, mais peut-on les séparer ?)
Pas plus tard que cette semaine, j’ai étonné une secrétaire par ma façon de manipuler (sous Windows) une clé USB, pour copier un répertoire de photos sur sa machine. Elle passe pourtant ses jours et son année sur sa bécane.

La difficulté est celle d’instruire, d’éduquer. Il y faut du temps, beaucoup de temps. L’interlocuteur n’en a curieusement jamais pour améliorer sa connaissance globale de l’ordinateur, malgré des propositions insistantes. Étonnant !
Et bien sûr, ne sachant rien, il sait tout…

Le LL .. Une affaire d'élites, comme il l'a toujours été.
Oui, mais il ne faut pas le dire trop fort...

Je suis toujours étonné de voir des gens dans leur cuisine utiliser un mixer sans savoir qu’il font tourner un moteur universel à excitation série. On a l’impression que ce qui les intéresse c’est d’avoir une soupe la plus veloutée possible…

Je suis toujours étonné de voir des gens dans leur cuisine utiliser un mixer sans savoir qu'il font tourner un moteur universel à excitation série. On a l'impression que ce qui les intéresse c'est d'avoir un soupe la plus veloutée possible....
*applaudissements*

On peut aussi se contenter d’acheter un ordinateur avec Vista, et ne pas vouloir savoir comment ça marche.
Et pleurer à la moindre panne « Au secours, mon mixer est en panne ».

Un mixer, ça coupe. Quand bien même tu aurais l’idée de son mode de fonctionnement, tu te risquerais à le démonter ?

Je suis toujours étonné de voir des gens dans leur cuisine utiliser un mixer sans savoir qu'il font tourner un moteur universel à excitation série. On a l'impression que ce qui les intéresse c'est d'avoir une soupe la plus veloutée possible....
Oui certes. A part que je ne parle pas exactement de ça. Il y a une différence entre savoir développer, et savoir que ce qu'on utilise sur un ordi c'est des logiciels, des systèmes de fichiers, ...

Pour reprendre le mixer (qui, comme la voiture, n’est pas la même chose qu’un ordinateur), certes un moteur électrique ça marche avec des électrons, ya des électroaimants, mais appliquer ses souvenirs d’électromagnétisme, ça ne servira pas à grand chose pour la soupe. Par contre on peut toujours savoir que dans le mixer il y a un moteur électrique, ça marche au 220V, que si on prend son bain avec on risque mourir, que si on fait « appuyer sur bouton » + « mettre les mains sur la lame » = « hôpital », etc. J’exagère, mais c’est pour faire remarquer l’état d’esprit avec lequel bien des utilisateurs abordent les ordis : un ordi peut faire n’importe quoi (dans le sens « beaucoup de choses »), donc on va faire n’importe quoi dessus (dans le sens « vraiment n’importe quoi »).

Allez, un exemple concret (vécu), qu’on peut retrouver très souvent avec des gens sous Win, Linux ou tout ce qu’on veut. On est devant une appli, mettons un logiciel de gravage, un comme il faut d’après toi, avec séquence « easy », 6 gros boutons pour lancer 6 tâches essentielles de gravage :

  • « graver un CD/DVD de données »
  • « graver un CD audio »
  • « graver un DVD vidéo »
  • « graver une image disque »
  • « copier un CD sur un autre »
  • « copier un CD vers une image disque »

J’invente rien, c’est l’interface ultra-claire du dernier Infra Recorder, libre. On peut pas imaginer plus simple, et moins geek. Pourtant, on m’a demandé des conseils, comme quoi c’était trop compliqué. Pourquoi ? Parce que les gens sur un ordi n’en ont rien à cirer de ce qu’est une « donnée », un « fichier ». Du coup, une image disque c’est quoi ? Une photo ? Et pour bourrer un disque de MP3s on fait quoi ? « graver un CD audio » ? Et mes documents OOo, je les grave avec quel bouton ?

Pour la personne qui m’appelait à l’aide, c’était inextricable, parce qu’elle ne voulait pas intégrer une chose simple sur les ordis qui lui aurait changé la vie : on a des données (de tout) qui sont stockées dans des fichiers, écrits selon certaines conventions (nombreuses), et qui lus avec tel ou tel logiciel permettent d’exploiter lesdites données. On peut croire que la personne n’en a rien à cirer, elle veut des photos, des films et de la zik. Pourtant, elle se retrouve comme une poule devant un cure-dents face à une interface désespérément simple, comme le mixer sus-nommé. Là on est carrément loin du développement logiciel, mais on a déjà des problèmes :stuck_out_tongue:

Bin oui, un ordi c’est pas une voiture, c’est pas un mixer, parce qu’un ordi c’est par définition programmable, et ça n’a d’existence que par sa programmation. Sa structure est générique, ce n’est pas une console de jeux faite pour démarrer toute seule dès qu’on y met une galette.

Par conséquent, il faut se plier un minimum à son fonctionnement de base, parfois un peu complexe (m’enfin faut pas pousser), pour en faire quelque chose, et surtout contrôler ce qu’on fait !

Je sais que plein de gens s’y refusent, par principe ou par manque de temps, mais souvent ça leur retombe sur le nez : aucune productivité, du gaspillage (temps, bande passante, fichiers inutilement énormes, papier, énergie, …), des ennuis (malwares, virus, 20 cm de barres gadgets sur IE/Firefox, …). Sans compter que nous autres, appelés les « tiens toi qui t’y connais en informatique » (hem euh oui ?), sommes réquisitionnés tous les X mois par la même personne, pour un problème strictement identique…

Je soutiens le logiciel libre entre autres parce qu’il permet d’être plus objectif devant un ordi, du coup la n°2 me gêne un peu, oui. Si les gens n’ont pas envie d’être embêtés avec des histoires de logiciels, qu’ils achètent des produits tout faits, répondant à des besoins précis : console de jeu, etc. Pas des ordis… Ou alors des ordis « fermés », comme il en est sorti à un moment (sans grand succès), avec de grosses cases « courrier électronique » « taper une lettre », etc. Au passage ils étaient sous Linux ces trucs. Je suis partisan de ce genre de produits, qui justement s’utilisent comme des mixers. Par contre faut pas se plaindre, une fois que c’est obsolète il faut en acheter d’autres, et ils ne sont que peu évolutifs. On ne peut pas tout avoir, mais c’est valable partout ailleurs. Pourquoi ça serait intolérable sur un ordi ?

Pff j’arrive vraiment pas à être concis dans les posts :lol:

Ah tant que j’y pense, la n°2 est pour moi une entrave à la n°9. Si on ne cherche pas à comprendre un minimum, on a envie que son ordi marche, point (ce qui est légitime après tout). Du coup, s’il marche avec des pilotes non libres, hein, eho, pourquoi se plaindre ? C’est principalement pour cette raison que Ubuntu est une des distribs les plus utilisées.

Combien de personnes (et pas que des femmes) appellent un service après-vente, Linux ou autre, simplement parce qu’elle NE VEULENT PAS lire la notice, et ne l’ont pas lue ?
Combien de personnes ne sont pas capables (?) d’ouvrir un dictionnaire, ou de demander la signification d’un terme technique ?
Par contre, ces mêmes personnes comprendront tous les mots non français dans l’Equipe… et il y a en un nombre affolant, au point qu’on se demande si c’est encore du français (plus ou moins…)

Pour reprendre le mixer [..]. Par contre on peut toujours savoir que dans le mixer il y a un moteur électrique, ça marche au 220V, que si on prend son bain avec on risque mourir, que si on fait "appuyer sur bouton" + "mettre les mains sur la lame" = "hôpital", etc. J'exagère, mais c'est pour faire remarquer l'état d'esprit avec lequel bien des utilisateurs abordent les ordis : un ordi peut faire n'importe quoi (dans le sens "beaucoup de choses"), donc on va faire n'importe quoi dessus (dans le sens "vraiment n'importe quoi").
Tu définis exactement la notion, pas uniquement informatique, d'algorithme(*) ; ou en utilisant un mot plus facile à comprendre, celle de recette de cuisine : faire tel truc comme ci, tel autre ensuite comme ça... (*) D'après le nom du mathématicien Al Khuwarizmi (né vers 780 - mort vers 850) ; on en a tiré également 'algèbre'.
Bin oui, un ordi c'est pas une voiture, c'est pas un mixer, parce qu'un ordi c'est par définition [b]programmable[/b], et ça n'a d'existence que par sa programmation. Sa structure est générique, ce n'est pas une console de jeux faite pour démarrer toute seule dès qu'on y met une galette.

Par conséquent, il faut se plier un minimum à son fonctionnement de base, parfois un peu complexe (m’enfin faut pas pousser), pour en faire quelque chose, et surtout contrôler ce qu’on fait !

Je sais que plein de gens s’y refusent, par principe ou par manque de temps, mais souvent ça leur retombe sur le nez : aucune productivité, du gaspillage (temps, bande passante, fichiers inutilement énormes, papier, énergie, …), des ennuis (malwares, virus, 20 cm de barres gadgets sur IE/Firefox, …). Sans compter que nous autres, appelés les « tiens toi qui t’y connais en informatique » (hem euh oui ?), sommes réquisitionnés tous les X mois par la même personne, pour un problème strictement identique…


Le soit-disant manque de temps est le refuge de la mauvaise foi incompétente. Il y a mieux à faire que de regarder passivement la télévision, peut-être ?

Ah, la programmation ! C’est très exactement une drogue dure, on n’en sort jamais lorsqu’on a commencé. C’est cette joie que Linus Torvalds décrit dans son livre Linus Torvalds avec David Diamond : Il était une fois Linux : L’extraordinaire histoire d’une révolution accidentelle, OEM, 2001, ISBN 2-74640321-8. Livre bourré d’ironie au second degré…
Il décrit merveilleusement l’ivresse, la joie d’un programme bien fait, d’un problème résolu, d’un bel algorithme.
Mais comme on le sait (chez les informaticiens…) il faut « cent fois sur le métier remettre l’ouvrage ».

Cela est inconcevable au pékin de base qui ne veut pas savoir ce que la bête a dans le ventre. C’est son droit, après tout.

Autre exemple pratique : tenter de faire comprendre la notion « d’image ISO » dans une copie de cédérom. Peine perdue.

Bonjour tout le monde, suis nouveau ici, donc je me présente rapidement.
Je suis à Plourin, au nord de Brest, et je viens une fois par mois à Plonéis pour aider les assos du secteur à s’approprier Spip.
Je viendrais aussi pour la conférence sur les LL de Plogonnec au mois de mai.

Je voulais intervenir sur le point : 2) Ennuyer le monde avec des histoires de logiciels.

J’ai l’impression qu’on presque tous d’accord pour constater que les gens, en général, ne veulent pas savoir ce qu’est un logiciel, ils disent que ce n’est pas leur problème !

Et j’ai aussi l’impression qu’on est d’accord pour dire que justement, c’est le problème, car comprendre la différence entre un logiciel et un fichier de données, c’est important !

Alors comment qu’on fait ? C’est vrai que Microsoft (Apple fait pas mieux sur le sujet) habitue l’utilisateur à manipuler des “boites noires” qu’il ne peux ni ouvrir pour regarder ce qu’il y a dedans, ni donner à un copain. Et dès qu’il sort des chemins balisés il se fait engueuler (ETES VOUS SUR DE VOULOIR … ?)

Il sera peut être plus réceptif si l’on pointe ce coté boite noire : sécurité de ses données, spyware …

Après, je ne crois pas que tout utilisateur d’ordi doit être, ou deviendra programmeur ; mais il gagnera beaucoup à savoir utiliser, combiner (détourner ?) les logiciels, et là, les LL offrent infiniment plus de possibilités que les logiciels “privateurs” !

Le premier pas, c’est peut être, comme dans les magasins, de lire les étiquettes, de regarder la composition de ce qu’on mange …
Et si la composition n’est pas indiquée, de se méfier ?

Et dès qu'il sort des chemins balisés il se fait engueuler [i](ETES VOUS SUR DE VOULOIR ... ?[/i])

Il sera peut être plus réceptif si l’on pointe ce coté boite noire : sécurité de ses données, spyware …


Ne pas oublier qu’aux États Unis, « on » fait un procès pour n’importe quoi. Le droit y est fondamentalement différent de chez nous, il dérive de la 'common law" anglaise, sans rapport avec notre droit ‹ romano-germanique ›.
D’où cette frousse de faire perdre des ‹ données ›, et l’insistance que nous ressentons comme imbécile avec ces innombrables boîtes d’alerte.

Fichier : tout ce qui se trouve sur un disque dur, un cédérom, un DVD, etc.
Programme : exécutable ; c’est une sous-classe de ‹ fichiers ›.

J’ai toujours beaucoup utilisé un explorateur de fichier, actuellement Konqueror. Il permet de naviguer dans l’ensemble des fichiers du disque dur.
Je suis toujours étonné de voir la majorité des ‹ microsoftistes › ne jamais utiliser ce programme !
Du coup ils sont incapables de localiser leurs fichiers. Il y a un véritable refus de savoir.
Ils se contentent, par exemple, de lancer Word, puis de chercher leurs fichiers.

Même sous Windows (au boulot, pas chez moi) j’utilise aussi un ‹ éditeur › (par exemple notepad++) qui permet de voir et lire le contenu de tout ‹ fichier ›, même s’il n’est pas en caractères ASCII. On apprend de temps à autre plein de détails.

Étonnant ! (Je me répète…)

Mais nous ne sommes pas des utilisateurs de base…

Exact crom_dub, je connais plein d’utilisateurs qui croient que leurs documents Word sont stockés dans Word ! Ils lancent Word avant tout, et soit “ouvrent” un document, soit utilisent “documents récents”, mais en pensant que c’est un espace de stockage. Et ce n’est pas une déduction, ils me l’ont dit ! J’ai fait des backups chez quelqu’un un jour, j’ai demandé où il stockait ses documents (bah oui pour rien oublier), il a ouvert Word, et en me montrant les documents récents : “ils sont là”… Et bien entendu je suis passé pour un gros pénible quand j’ai voulu lui expliquer ce qu’il en était en réalité : j’ai eu droit à la phrase classique mais édifiante : “oui mais moi je fais pas comme ça”. Ok…

henrig > Je vois que je ne suis pas le seul à avoir des doutes sur la n°2. Ta comparaison avec les ingrédients d’un produit alimentaire est parlante. Ensuite c’est vrai, chacun est libre de se renseigner ou pas, mais si on ne se renseigne pas on ne peut pas se plaindre quand on a un retour de bâton…

quand on choisit le LL on opte (en principe) pour la transparence, même si du même coup on “voit” le logiciel, le code. Après tout, on se vante d’utiliser de l’Open Source, on ne va tout de même pas se plaindre de voir du code source :lol:

Et bien entendu je suis passé pour un gros pénible quand j'ai voulu lui expliquer ce qu'il en était en réalité : j'ai eu droit à la phrase classique mais édifiante : "oui mais moi je fais pas comme ça". Ok...
Non, KO debout ! Na !

L’ordinateur c’est un peu comme la bagnole : c’est là depuis maintenant assez longtemps, on connaît (?), on sait s’en servir, on va chez le mécanicien en cas de panne en étant infoutu de donner des symptômes (panne évoquant le carburant, l’électricité, autre ?) qui pourraient aider le dépanneur.
Idem voire pire en informatique; « j’ai une panne ». Ah, que se passe -t-il, que vois-tu, quand, comment cette panne, en faisant quoi ? Bref, un minimum de données sur le problème.
« C’est toi l’informaticien !!! »
Ben voyons…

2.Ennuyer le monde avec des histoires de logiciels ;
Ce point là fait parler de lui.

Nombre de personnes dans mon entourage n’en ont rien à faire des logiciels libres en particulier ni de la manière dont marche leur ordinateur en général. Tout ce qu’ils veulent, c’est être productif au maximum en passant le moins de temps possible pour savoir comment ça fonctionne ou comment ça s’utilise (même dans les grandes lignes). Ce sont ces utilisateurs qui plébiscitent les belles boîtes noires et fermées. Chez Apple (etant aussi utilisateur de Mac OS X, je peux comparer), ils ont fait le choix de tout cacher et de tout simplifier au max. Pourquoi ennuyer Mr tout le monde avec des détails, hein? C’est mieux perçu et plus vendeur de laisser croire à l’utilisateur que parce que c’est intuitif, il sait comment ça fonctionne. Je crois qu’après ça, c’est encore plus compliqué d’expliquer comment ça fonctionne réellement.

Après, il ne faut pas non plus dans l’extrême opposé qui consiste à disséquer à outrance chaque logiciel avant de l’utiliser. Même si ça ne fait pas de mal de se pencher dessus, la finalité reste avant tout de produire quelque chose de qualité (conforme à ses exigences). Enfin, je dis ça, la finalité peut aussi être l’étude des dits logiciels :stuck_out_tongue: .

— Fred —

En bref, tout le monde a raison :

  • celui que le fonctionnement intime d’un ordinateur ou des logiciels emm… ennuie ;
  • celui qui trouve son plaisir dans le démontage (et le remontage !) desdits logiciels.

Il y a une différente importante entre les prisonniers des logiciels ‹ privateurs › (comme le dit Stallman), lesquels sont heureux d’être prisonniers, et les tenants du logiciel libre, qui apprécient de voir dedans comment ils sont construits, et participent à cette construction du libre.

En conclusion (provisoire), le logiciel libre est une décision plus politique que le non-choix du logiciel ‹ privateur ›.

Il s’agit bien ici d’une utilisation non professionnelle, car certains programmes imposent l’utilisation des systèmes Windows ou Apple.

(Correction d’une petite faute.)

Il y a une différente importante entre les prisonniers des logiciels 'privateurs' (comme le dit Stallman), lesquels sont heureux d'être prisonniers, et les tenants du logiciel libre, qui apprécient de voir dedans comment ils sont construits, et participent à cette construction du libre.
J'utilise uniquement des logiciels libres et pourtant je ne me suis jamais intéressé aux sources de ceux-ci. Comme quoi, on peut toujours nuancer.

Autre(s) opinions sur le Framablog, retrouvé dans mon disque dur.
http://framablog.org/index.php/post/2008/01/22/Ce-qui-caracterise-un-utilisateur-de-logiciels-libres

« La traduction que nous vous proposons aujourd’hui brosse le portrait d’un utilisateur de logiciels libres en soulignant neuf caractéristiques qui le distinguent justement de l’utilisateur de logiciels propriétaires. »

9 traits caractéristiques des utilisateurs de logiciels libres

« Un système d’exploitation n’est pas qu’un code source, il véhicule aussi une culture. Cet état de fait m’est soudainement revenu à l’esprit au cours des vacances quand plusieurs membres de ma famille et des voisins m’ont assailli de questions sur le dépannage de leurs ordinateurs sous Windows. Bien qu’aucun d’entre nous n’ait eu une véritable formation en informatique, je ne sais presque rien sur Windows, j’ai été en mesure de résoudre les problèmes qui déconcertaient les autres -non pas parce que j’ai la science infuse, mais parce que la culture du Libre dans laquelle je baigne tous les jours m’a rendu plus apte à faire face à ce genre de situation.

Les origines de ces cultures sont plus ou moins évidentes.
Windows et d’autres logiciels propriétaires sont les produits du marché commercial du logiciel. Dans cette culture, l’information circule essentiellement dans une seule direction : elle émane du fabricant. L’obsession des éditeurs pour la propriété intellectuelle et la main-mise des revendeurs encourage cette culture à réduire les utilisateurs au rôle de consommateurs aveugles.
En revanche, la culture du Libre a deux origines.
La première, c’est la culture Unix, que Éric Raymond décrit dans « L’art de programmer sous UNIX », et qui met l’accent sur l’excellence.
La seconde est l’ensemble des quatre libertés qui définissent un logiciel libre.

Il est vrai que les utilisateurs finaux sont peu susceptibles de s’intéresser eux-mêmes aux libertés d’étudier ou d’améliorer un programme. Mais l’existence de ces libertés pour les développeurs conditionnent les attentes de tout le monde. En outre, les libertés d’exécuter les programmes et de les redistribuer permet à chacun de s’affranchir d’un des aspects les plus pénibles de la culture propriétaire. En tout cas, ces origines créent des utilisateurs plus actifs et plus exigeants que ceux des logiciels propriétaires.
Ce n’est pas une surprise, ces différences d’origines amènent à des attentes différentes. Il y a certes des exceptions et l’amélioration des compétences de l’utilisateur tend à gommer ces différences.
En outre, des logiciels libres comme Firefox et OpenOffice.org sont de plus en plus courants sur des plates-formes propriétaires. Et, de même, la culture propriétaire s’immisce dans le logiciel libre car il devient une grosse affaire.
Pourtant, la plupart du temps, vous pouvez vous attendre à ce que les utilisateurs de logiciels libres diffèrent des utilisateurs de logiciels propriétaires sur un certain nombre de points fondamentaux. Le fait d’avoir conscience de ces différences peut avoir un impact considérable sur votre réussite lors de la commercialisation ou du développement de logiciels.

  1. Les utilisateurs de logiciels libres désirent des licences ouvertes et non pas des méthodes d’activation
    [Réellement pénibles et désagréables]
  2. Les utilisateurs de logiciels libres désirent avoir des mises à jour et des corrections de façon régulière
    [!!!]
  3. Les utilisateurs de logiciels libres désirent travailler comme ils l’entendent
  4. Les utilisateurs de logiciels libres désirent avoir le contrôle de leurs propres systèmes
    [On connaît la volonté monopolistique et tyrannique du Microsoft actuel]
  5. Les utilisateurs de logiciels libres aiment explorer
    [Cela s’appelle la curiosité intellectuelle. C’est un trait profondément humain.]
  6. Les utilisateurs de logiciels libres désirent s’entraider
    [N’est-ce pas ce que fait Linux Quimper comme groupe, et chacun de nous ?]
  7. Les utilisateurs de logiciels libres n’ont pas peur de la ligne de commande
    [Ni ceux qui ont connu DOS, mais quel sous-développé face au bash !
    Mais il n’y a pas beaucoup de jeunes ayant connu DOS, et cette ligne de commande est un « pont aux ânes » difficile à faire franchir aux utilisateurs actuels, non linuxiens.]
    8 Les utilisateurs de logiciels libres apprennent des catégories de logiciels, pas des programmes
  8. Les utilisateurs de logiciels libres désirent avoir accès aux développeurs et aux autres membres de la communauté
    [Connaissez-vous le nom d’un autre développeur Microsoft que Williams Gates ?]

Conclusion

Commentaires
4 – totof : ne faut-il pourtant pas connaître l’outil utilisé, marteau, avion, tournevis, ordinateur, voiture ?
7 – dejepe – pas mal non plus.

Je résume ce texte en un mot : « culture ».