Obama et Prism : comment se tirer une balle dans le pied (ou ailleurs)

« Avec le scandale de la surveillance généralisée des internautes par les services de sécurité américains, surnommé Prism, il apparaît que Barack Obama a porté un coup très dur à sa propre économie. »

« Aujourd’hui, tous les acteurs ne jurent que par le cloud nuage, c’est-à-dire le marché du stockage en ligne. On y trouve Google, Apple, Dropbox, Microsoft ou encore le leader pour les professionnels, Amazon.
Avec des lois américaines qui imposent aux acteurs de fournir aux services de renseignements toutes les informations qu’ils pourraient demander « au nom de la lutte antiterroriste », :smiley: les entreprises non-américaines hésitent de plus en plus à confier leurs données aux géants de Redmond, Cupertino ou Mountain View.
L’Agence nationale de sécurité (NSA) use et abuse de son jouet, et même si elles profitent parfois d’informations relevant de l’espionnage industriel, les entreprises de la Silicon Valley ne peuvent que constater le désastre marketing. »

On savait officieusement depuis longtemps que des secrets industriels étaient captés et transmis à des sociétés américaines, faisant capoter des marchés d’entreprises non-américaines.
Voilà une confirmation semi-officielle…
C’est une très mauvaise nouvelle pour Amazon, qui est le plus gros loueur d’espaces de stockage sur ses serveurs.

« Aujourd’hui, sur notre marché, c’est un atout de ne pas être Américain ! Les particuliers sont avant tout attentifs au produit, mais les professionnels sont encore plus sensibles à qui détient leurs données, et où", nous explique Christian Fredrikson, P-DG de l’éditeur finlandais F-Secure. « La fuite d’information est une menace si importante que les entreprises en ont fait leur préoccupation première », ajoute-t-il, alors que son groupe lance une pré-version de Younited, un service de cloud stockage hébergé dans des pays jugés plus « sûrs », dont la Finlande. » Ben voyons ! :smiley:

OVH : « Mais les récentes révélations sur les pratiques similaires à Prism à la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), ont elles aussi fait souffrir l’image des entreprises françaises. Et les enquêtes parfois à la limite de la légalité menées par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) ne sont pas là pour rassurer ceux qui hésitent. « Au moins, aux États-Unis, les services de sécurité admettent leurs pratiques et les mènent dans un respect apparent :smiley: des lois sécuritaires adoptées après les attentats du 11 Septembre », nous confiait sous le couvert de l’anonymat un dirigeant d’un grand opérateur européen, début septembre. « En France, beaucoup de choses semblent se passer hors du cadre légal, y compris avec un gouvernement de gauche, et c’est encore plus effrayant que Prism pour un chef d’entreprise », ajoute-t-il. » >:(

C’est là : http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/guerric-poncet/prism-barack-obama-a-t-il-poignarde-google-apple-et-microsoft-25-09-2013-1735022_506.php

On en revient à la lettre, ou au pigeon voyageur ?

Admirez cette image :
:smiley:
que vous pouvez trouver ici :
http://www.zdnet.fr/actualites/prism-le-chiffrement-des-contenus-n-est-plus-une-protection-suffisante-39793759.htm

Je vois bien une solution alternative (ou un truc dérivé de ça) : IP over Avian Carriers — Wikipédia

Autrefois le pigeonnier était un privilège seigneurial.
Désormais, sauf législation spécifique que je ne connaîtrais pas, tout un chacun peut élever des pigeons, voyageurs ou pas, ce qui est courant aux centres des villes.

Il faudra s’habituer aux fientes… >:(
Ne pas oublier une légère contrainte : le pigeon revient à son pigeonnier, il ne va pas à une destination donnée, qu’on lui indiquerait… ???