Parier sur des mots...

… C’est ce que propose (gratuitement) Trendio.com. Tel une bourse fiscale, ce site calcule la côte des mots (exemple, le mot Noël étant très utilisé en ce moment, gagne de la valeur) pour permettre aux membres de gagner des points selon les actions dont ils disposent, leurs paris, etc.

Un jeu de statégie et non de chance.

Plutôt sympathique :smiley: !

Pour commencer dans le jeu, j’ai acheté 2 actions à valeur sûre… Le mot “élections”. À vendre avant fin Janvier !

Aller au site - Lien de parrainage, c’est-à-dire que si vous vous inscrivez à partir de ce lien je gagne des points… Et c’est tant mieux :D. Cela ne change rien pour vous.

Ah ah : une fôte d’aurtograf !
Cote ou côte ?

On écrit : la côte à Bénodet, ou la côte de porc ou encore une côte dure à grimper ; mais la cote lorsqu’il s’agit d’évaluations : la cote des actions, une cote sur un dessin, la cote d’AddiKT1ve…
Moi qui vient de Franche Comté, je suis fort étonné que l’on prononce ici le mot côte (très lourdement accentué là-bas !) comme je prononce ‹ cote › ! Je n’entends en Bretagne aucune différence entre cote et côte ! Or en bon breton le mot côte devrait être assez accentué, comme en Comté.

A noter une autre fôte() que je vois presque souvent, la confusion entre une tache (ouh, le sale !) et une tâche (quel boulot !)
Assez curieusement, c’est une hypercorrection qui est utilisée : la tache est remplacée par une tâche. Le sens du texte devient bizarre ! il est vrai qu’une tache nécessite une tâche pour son nettoyage.
(
) ce n’est pas tout à fait une erreur, c’est pour montrer ma prononciation comtoise accentuée du mot : o long et fermé, comme dans côte.

La langue change, certes, mais les vieux (comme moi) ça peut servir à quelque chose de temps à autre !

O:-°

Ça me fait penser aux trolls velus qui débattent autour de l’expression “au temps pour moi” :D.

Question aussi grave qu’irrésolue, même par le bon Maurice Grevisse (1895 - 1980). Voir ici :
http://www.langue-fr.net/index/A/au_temps-autant.htm

Extraits :
A) Pour Le Français correct de Maurice Grevisse et Le Petit Robert, la bonne graphie est « au temps pour moi ». L’origine est sans doute militaire (« temps » successifs de maniement d’arme, voir l’expression au temps pour les crosses).

L’expression est utilisée par celui qui, investi de l’autorité (quelle qu’en soit la nature), vient de faire commettre une fausse manoeuvre collective et, par extension, par celui qui s’est trompé et s’en rend compte avant les autres.

B) Mais… Toutefois autant pour moi reste revendiqué comme ellipse de c’est autant pour moi. Même si cette revendication est minoritaire, elle n’est pas nécessairement infondée.

C) Attention ! On doit utiliser autant pour moi s’il est question d’une même chose ou d’une quantité et non d’une erreur (même si l’on a l’habitude, dans ce dernier cas, d’utiliser au temps pour moi).

Ainsi, au café avec des amis, on peut avoir le dialogue suivant :

LE GARÇON
— Pour Monsieur ?

PREMIER CLIENT
— Un demi.

LE GARÇON
— Et pour Monsieur ?

SECOND CLIENT
— Autant pour moi [un demi]…
Euh… Au temps pour moi ! Un café.

Bref, l’angoisse. Qui a raison ? La majorité, si on est démocrate ; votre usage personnel dans tous les cas !
Et il y a tout le reste de la grammaire du français à étudier avec la même sourcillieuse minutie…

Dans cette autre page du même site par exemple :
(la règle d’accord des participes passés, l’horreur !)
http://www.langue-fr.net/d/ppasse/avoir.htm