Le Parlement Européen va-t-il passer au libre ?

LIBÉRATION du mercredi 17 septembre 2008
http://www.ecrans.fr/Le-Parlement-Europeen-va-t-il,5154.html
par Astrid Girardeau

Le 19 mai dernier, cinq eurodéputés — Jean-Louis Cottigny, Pierre Pribetich, Michel Rocard (PSE, FR), Bronislaw Geremek (ALDE, PL) et Daniel Cohn-Bendit (Verts, DE) — ont lancé une déclaration écrite (PDF) sur l’utilisation des logiciels libres. Pour être validée, la déclaration doit recueillir suffisamment de signatures d’ici le 25 septembre prochain. L’April (Association de promotion et de défense du logiciel libre) appelle à soutenir ces eurodéputés.

La demande est double. D’une part que le Parlement européen migre l’ensemble de son réseau informatique vers des logiciels libres. De l’autre que l’Union Européenne soutienne financièrement la recherche publique en matière de logiciels libres. Leur démarche est motivée par les disparités croissantes d’accès aux nouvelles technologies d’information et de communication en Europe, et le fait ces technologies sont aujourd’hui un outil essentiel dans de nombreux domaines (travail, information, etc.). Ils évoquent également le droit inaliénable de tout citoyen européen « d’accéder sans contrainte aux documents et informations émanant des institutions les représentant. » Et de conclure : « l’utilisation des logiciels libres apparaît comme un des moyens efficaces de réduction de cette fracture numérique », d’autant que la mise en place de telles solutions dans les administrations de certains Etats membres — dont l’Assemblée nationale française, passée depuis 2007 sous OS GNU/Linux — a montré« des résultats probants ».

Aujourd’hui une centaine d’eurodéputés ont signé la déclaration, dont vingt-quatre français. Mais pour être validée, elle doit recueillir 393 signatures d’ici le 25 septembre 2008.

L’April, qui soutient la démarche, a relancé l’action vis-à-vis tant des parlementaires que des utilisateurs du libre. Vendredi dernier, l’association a mis en ligne un nouveau texte dans lequel elle invite « toutes les personnes qui soutiennent le logiciel libre en France et en Europe à contacter leurs eurodéputés pour leur demander de signer cette déclaration lors de la session plénière de la semaine prochaine ». Aussi, début septembre, Alix Cazenave (membre de l’April) s’est rendu à Bruxelles pour rencontrer « les députés européens et les assistants afin de leur parler des atouts et des opportunités que présente le logiciel libre. »

Même si l’appel a été lancé, entre autres, par Cohn-Bendit et Rocard, on peut s’étonner de voir que la majorité des signataires français sont membres du Parti Socialiste. Pour rappel la migration sous Linux de l’Assemblée nationale française a résulté de la démarche de députés de tous bords, principalement de Bernard Carayon (UMP).


Qui se joint à moi pour demander un rendez-vous à notre député européens Bernard Poigant

trop tard…

http://www.april.org/fr/groupes/institutions/migration-europarl

Signataires français par ordre alphabétique :
[…] , Bernard Poignant (PSE), Pierre Pribetich (PSE), Pierre Schapira (PSE), Yannick Vaugrenard (PSE), Bernadette Vergnaud (PSE).

Très content d’apprendre que Bernard Poignat est signataire :slight_smile:
Je pense qu’il faut profiter de l’occasion pour le rencontrer au sujet de la démarche entreprise par la nouvelle municipalité de Quimper pour passer les services de la mairie aux Logiciels Libres et connaitre le calendrier de cette procédure
Qui veut venir avec moi ? Inscrivez-vous !

Très content d'apprendre que Bernard Poignat est signataire :) Je pense qu'il faut profiter de l'occasion pour le rencontrer [...]
tu en aura l'occasion dimanche, je pense (quelle hyper activité...)
Très content d'apprendre que Bernard Poignat est signataire :) Je pense qu'il faut profiter de l'occasion pour le rencontrer [...]
tu en aura l'occasion dimanche, je pense (quelle hyper activité...)
Faut bien que les retraités s'occupent entre leur grasse matinée et leur sieste :lol:

il serait bon de faire remarquer que les bibliotheques de quimper ont peu de literature sur le libre;si le responsable passe par le stand

Très content d'apprendre que Bernard Poignat est signataire :) Je pense qu'il faut profiter de l'occasion pour le rencontrer au sujet de la démarche entreprise par la nouvelle municipalité de Quimper pour passer les services de la mairie aux Logiciels Libres et connaitre le calendrier de cette procédure Qui veut venir avec moi ? Inscrivez-vous !
moi !!!

je rappelle un petit débat mené avec un groupe de citoyens et d’élus (que je n’ai sans doute pas besoin de nommer) à propos d’un marché public pour l’équipement informatique de la médiathèque à la limite de la légalité :

Bonsoir, Après le premier mail de Baptiste, j'ai eu l'occasion de discuter avec le directeur des services informatiques : bien sûr ses arguments ne nous satisferont pas ( l'application choisie pour les ordinateurs de la médiathèque ne fonctionnent qu'avec un certain type de machine dont la description précise équivaut à citer la marque....sic.).
sa réponse est correcte, mais n'est pas satisfaisante. je ne sais mm pas si cette raison suffirait à justifier un appel d'offre de ce type devant un tribunal administratif. je m'explique :

le premier appel d’offre (celui du logiciel spécifique de la médiathèque) ouvrait-il la possibilité de passer au libre (ou à tout autre chose que Microsoft par exemple), ou cette fois encore, puisque les postes informatiques étaient sans doute à l’époque sous MSWindows, l’appel d’offre demandait-il à avoir une compatibilité exclusive avec ces systèmes ?

autrement dit, sommes nous dans la logique du fromage/pain/vin typiquement français : il y a encore du fromage, reprenons un coup de rouge… il reste du rouge, reprenons du fromage, etc… nous sommes sur un système informatique, exigeons des solutions compatibles (mais qui ne sont QUE compatible avec ce système dans le cas présent). nous avons des solutions qui ne marchent que sur un seul type de système informatique, exigeons ce type de système. etc… à ce rythme, dans 20 ans nous n’aurons toujours pas le choix de nos outils, de nos systèmes d’information.

ce que je veux dire, c’est que la logique est mauvaise. CET appel d’offre ne m’intéresse pas vraiment… sinon, j’aurais déjà pu interpeller le tribunal administratif. ce qui m’intéresse c’est la logique dans laquelle on s’enferme par simple… “simplicité” ? “habitude” ? attention aux réponses technocratiques.

dans tous les cas, on joue avec de l’argent public, avec mon argent, avec votre argent. les lois contraignent les achats publics à certaines règles. les manières de contourner les lois sont multiples, nous le savons tous… mais quelle volonté mettons nous derrière ? quelle direction voulons-nous faire prendre à nos organisations publiques, à notre tissu social et économique, etc… et c’est là que ce cas d’étude concrêt est intéressant et quelque part assez révélateur.

En tout cas, un cabinet de consultants va prochainement être choisi pour déterminer le nouveau shéma directeur informatique : à cette occasion, tout le monde sera consulté, auditionné..... C'est là qu'il faudra militer pour le libre (qui est utilisé par de plus en plus de collectivités d'ailleurs)
en effet... cette période sera extrêment importante. la réponse de René va dans ce sens avec Bernard Poignant... mais maintenant, il ne suffit pas d'imaginer, d'avoir envie, il faut de la volonté.

dans cet esprit il serait intéressant de connaître le budget municipal en licence Microsoft depuis 2 ans par exemple… et alors d’imaginer combien d’emplois locaux (formation, technique, suivi, … autres …) auraient pu être financés grâce à cet argent public. quel meilleur exemple ?